Le contrat

Besoin d'argent pour un nouvel iPhone ou un ticket de festival : les bonnes raisons de trouver un job d'été ne manquent pas. Par ailleurs, l'expérience acquise n'est pas sans importance pour plus tard. Un étudiant peut travailler comme jobiste à partir de l'âge de quinze ans, à condition d'avoir suivi les deux premières années de l'enseignement secondaire. Dans le cas contraire, il faut seize ans. Les jeunes qui suivent une formation en alternance peuvent également signer un contrat d'occupation d'étudiant, mais pas auprès de l'employeur chez qui ils effectuent leur stage.

Pour tout job d'étudiant, l'employeur doit conclure avec le jeune un contrat écrit distinct, au plus tard le jour où ce dernier commence à travailler. À noter que le contrat auprès d'un même employeur peut porter sur une durée maximale d'un an. Passé ce délai, il est considéré comme un contrat de travail ordinaire. Le document doit notamment indiquer les dates de début et de fin du job, le salaire et l'horaire.

Les cotisations sociales

Le montant exact perçu par votre enfant dépend de sa fonction, de son âge et du secteur d'activité. Bon à savoir : le salaire brut correspond à peu près à la rémunération nette. Pour pouvoir bénéficier du statut avantageux du travail d'étudiant, un jobiste ne peut pas dépasser 475 heures par an. Ils paient alors une cotisation de sécurité sociale réduite (la "cotisation de solidarité"). Celle-ci ne s'élève qu'à 2,71 % du salaire brut, contre 13,07 % dans le cadre d'un emploi ordinaire.

Pour les cotisations de sécurité sociale, peu importe que votre enfant travaille pendant l'année académique ou les vacances d'été, ou encore au cours de ces deux périodes. Les heures de travail peuvent être choisies librement dans la mesure où elles ne coïncident pas avec des cours ou d'autres activités scolaires. En outre, les étudiants jobistes ont le droit de travailler auprès de plusieurs employeurs. Grâce au service en ligne Student@work (sur www.mysocialsecurity.be), ils peuvent facilement savoir combien d'heures il leur reste. C'est important, car 13,07 % sont retenus sur le salaire brut dès la 476e heure prestée.

Fraîchement diplômé ?

Votre progéniture vient d'être diplômée ? Dans ce cas, il·elle n'est plus un enfant au sens strict du terme. Néanmoins, les jeunes diplômés en juin peuvent encore exercer un job d'étudiant à des conditions avantageuses. L'Office National de la Sécurité Sociale accepte qu'ils travaillent moyennant des cotisations sociales réduites jusqu'au 30 septembre de la même année.

L'Horeca

Les étudiants actifs dans le secteur de l'Horeca peuvent choisir entre deux systèmes avantageux : le job d'étudiant ordinaire et le travail occasionnel. Ils peuvent même combiner les deux, mais pas simultanément. En d'autres termes, votre enfant peut compléter les 475 heures au taux de cotisations sociales réduites avec cinquante jours de travail occasionnel dans un café ou un restaurant. Dans ce cadre, les cotisations retenues sont forfaitaires : 47,40 euros par jour ou 7,90 euros par heure en cas de moins de six heures par jour.

Le système de travail occasionnel dans l'Horeca est moins souple que celui du travail d'étudiant ordinaire. Dans l'Horeca, les étudiants ne peuvent pas signer un contrat pour plus de deux jours consécutifs. Il doit donc toujours y avoir un jour entre deux occupations de deux journées consécutives. Sachez également que chaque jour travaillé dans un établissement Horeca est comptabilisé comme une journée complète, même si votre fils·fille ne preste que quelques heures par jour.

Les allocations familiales

Des règles distinctes s'appliquent aux allocations familiales. Votre enfant bénéficie d'un droit inconditionnel aux allocations familiales jusqu'au 31 août de l'année au cours de laquelle il·elle atteint l'âge de 18 ans. Au-delà de cette date, des règles spécifiques sont applicables. Votre enfant ne peut travailler sans aucune limite d'heures qu'en juillet, août et septembre, pour autant qu'il poursuive des études. Durant les mois d'été, pendant lesquels la majorité des jobistes travaillent, le nombre d'heures prestées n'a donc aucune influence sur les allocations familiales perçues par les parents.

Des conditions plus strictes sont en vigueur pour les premier, deuxième et quatrième trimestres. Au cours de ceux-ci, un jobiste ne peut pas travailler plus de 240 heures par trimestre. En cas de dépassement de cette limite, les parents perdent leur droit aux allocations familiales pour l'ensemble des trois mois. En résumé, même si les plus de 18 ans sont libres de choisir quand ils effectuent leurs 475 heures de travail d'étudiant, il est préférable qu'ils ne travaillent pas trop en dehors des mois d'été.

Pour les enfants qui suivent des études à temps partiel, une réglementation distincte a été mise au point. Ils ne peuvent pas gagner plus de 541,09 euros par mois, sinon leurs parents perdent les allocations familiales pour le mois en question.

Fraîchement diplômé ?

Les jeunes qui sont diplômés ou arrêtent leurs études en juin doivent tenir compte de plusieurs conditions plus strictes en matière d'allocations familiales. Le cas échéant, la limite applicable aux dernières vacances d'été est fixée à 240 heures. Pour ceux qui ne font pas d'études après l'enseignement secondaire, les dernières vacances estivales se terminent fin août. En septembre, ils peuvent au maximum gagner 541,09 euros bruts en tant que demandeurs d'emploi inscrits.

Votre réduction d'impôt

Tant que vos enfants étudient, ils sont fiscalement à votre charge. Vous payez donc moins d'impôts à une condition : leurs revenus ne peuvent pas dépasser un certain seuil. Le montant maximum qu'ils peuvent percevoir varie en fonction de votre situation fiscale. Si vous êtes marié ou cohabitant légal, votre fils·fille ne peut pas gagner en 2018 plus de 6.807,50 euros (bruts, après déduction des cotisations sociales) par le biais d'un job d'étudiant. Pour les cohabitants de fait ou parents isolés, le plafond se situe à 8.620 euros.

Les impôts de votre enfant

Votre enfant ne doit pas payer d'impôts si ses revenus restent inférieurs à 11.042,86 euros (après retenue des cotisations sociales) par an en 2018. Au-delà de ce seuil, il sera imposé. Attention : cette exemption ne s'applique qu'en l'absence d'autres revenus imposables que la rémunération liée au contrat d'étudiant et pour autant qu'aucun frais professionnel réel ne soit indiqué dans la déclaration d'impôts.

Traduction : virginie·dupont·sprl