Euronav a terminé l'exercice 2011 en essuyant une perte nette de 50,6 millions USD (quatrième trimestre 2010: -17,6 millions USD) sur les trois mois qui se sont clôturés le 31 décembre 2011, soit -1,01 USD par action (quatrième trimestre 2010: -0,35 USD par action).

Le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'élevait à 6,1 millions USD (quatrième trimestre 2010 : 34,5 millions USD). Sur l'ensemble de l'année 2011, le résultat net avant impôts différés se monte ainsi à -96,4 millions USD (2010: 19,8 millions USD), soit -1,92 USD par action (2010: 0,39 USD par action).

Les résultats du quatrième trimestre ont été influencés par une perte exceptionnelle d'un montant de 25,5 millions USD consécutive à la résiliation d'un contrat de construction et à la revalorisation au prix du marché de plusieurs actifs non liquides (non réalisés), dont des couvertures sur taux d'intérêt pour un montant total de 5,6 millions USD et des écarts de change pour -1 million USD.

Restructuration du carnet de commandes

En décembre 2011, Euronav a trouvé un accord portant sur la restructuration de son carnet de commandes. En vertu de cet accord, les deux navires Suezmax qui appartiennent à la joint-venture entre Euronav et JM Maritime ainsi qu'un VLCC en pleine propriété (baptisé Alsace) seront livrés au premier trimestre 2012.

La livraison d'un autre Suezmax est à présent prévue pour le premier trimestre 2013, et la plus grande partie du prix d'achat sera payable à la réception du navire et non en tranches sur l'ensemble de l'année 2012 comme convenu initialement. Enfin, la commande du dernier Suezmax a été annulée moyennant une indemnité de résiliation égale aux acomptes déjà payés pour un montant de 25,5 millions USD.

Situation sur le marché

L'année écoulée a été caractérisée par une suroffre structurelle de capacité de transport disponible, ce qui a eu un impact à la fois sur le secteur des VLCC et des Suezmax. Les tarifs de transport sont restés largement en dessous du seuil de rentabilité et étaient même souvent insuffisants pour couvrir les frais opérationnels. La hausse de la demande de pétrole brut n'a pas été suffisante pour absorber les nouveaux pétroliers commandés avant la crise économique globale, qui ne cessent d'être mis sur le marché.

Excédent

Fondamentalement, le marché est caractérisé par un excédent de capacité de transport et la seule véritable solution pour un retour à l'équilibre se situe du côté de l'offre. Les tonnages plus anciens doivent être mis au rebut et des commandes doivent être annulées ou au moins différées.

Une consolidation du marché serait également profitable.

Vu le prix très élevé des " soutes " (c'est-à-dire du carburant pour les navires), Euronav va limiter la vitesse des navires exploités sur le marché spot afin de réduire la consommation et ainsi augmenter les tarifs journaliers.

Pour le premier trimestre en cours, la flotte VLCC d'Euronav exploitée dans le cadre du pool Tankers International a opéré au tarif journalier moyen de 22.500 USD. Sur cette base, le management reste prudent concernant les perspectives pour 2012.

Pire année en dix ans pour les tankers

Les Suezmax, des navires capables de transporter 1 million de barils de pétrole, se dirigent vers leur pire année en plus d'une décennie. Ce phénomène est avant tout imputable à la forte diminution du raffinage sur la côte est des États-Unis.

Les activités de raffinage y sont retombées à leur plus bas niveau en 20 ans.

Conséquence : une baisse des transports sur ces routes commerciales importantes pour les Suezmax. Le coût de location de ces navires, dont la taille correspond à environ 50 % de celle des superpétroliers, s'élèvera cette année à 15.188 dollars par jour, soit 12% de moins qu'en 2011. C'est le prix le plus bas depuis 1997, selon les estimations d'une dizaine d'analystes. D'après le Marex Spectron Group, on tablait précédemment sur un prix moyen de 17.088 dollars.

Réactions des analystes

La réaction de la Bourse a été claire, le cours d'Euronav perdant plus de 7 % à l'ouverture. Selon KBC Securities (Wouter Vanderhaeghen), les résultats sous-jacents étaient pourtant meilleurs que prévu. La valeur nette d'inventaire de l'action a été calculée à 6,60 euros, mais l'analyste de KBC Securities préfère se contenter d'un avis " conserver ".

Selon Quirijn Mulder (ING), les résultats d'Euronav sont légèrement supérieurs aux attentes, le refinancement des navires faisant l'objet d'une grande attention. Mais vu la surcapacité à laquelle est confrontée le secteur, l'avis reste neutre.

Euronav a terminé l'exercice 2011 en essuyant une perte nette de 50,6 millions USD (quatrième trimestre 2010: -17,6 millions USD) sur les trois mois qui se sont clôturés le 31 décembre 2011, soit -1,01 USD par action (quatrième trimestre 2010: -0,35 USD par action). Le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'élevait à 6,1 millions USD (quatrième trimestre 2010 : 34,5 millions USD). Sur l'ensemble de l'année 2011, le résultat net avant impôts différés se monte ainsi à -96,4 millions USD (2010: 19,8 millions USD), soit -1,92 USD par action (2010: 0,39 USD par action).Les résultats du quatrième trimestre ont été influencés par une perte exceptionnelle d'un montant de 25,5 millions USD consécutive à la résiliation d'un contrat de construction et à la revalorisation au prix du marché de plusieurs actifs non liquides (non réalisés), dont des couvertures sur taux d'intérêt pour un montant total de 5,6 millions USD et des écarts de change pour -1 million USD.Restructuration du carnet de commandesEn décembre 2011, Euronav a trouvé un accord portant sur la restructuration de son carnet de commandes. En vertu de cet accord, les deux navires Suezmax qui appartiennent à la joint-venture entre Euronav et JM Maritime ainsi qu'un VLCC en pleine propriété (baptisé Alsace) seront livrés au premier trimestre 2012.La livraison d'un autre Suezmax est à présent prévue pour le premier trimestre 2013, et la plus grande partie du prix d'achat sera payable à la réception du navire et non en tranches sur l'ensemble de l'année 2012 comme convenu initialement. Enfin, la commande du dernier Suezmax a été annulée moyennant une indemnité de résiliation égale aux acomptes déjà payés pour un montant de 25,5 millions USD.Situation sur le marché L'année écoulée a été caractérisée par une suroffre structurelle de capacité de transport disponible, ce qui a eu un impact à la fois sur le secteur des VLCC et des Suezmax. Les tarifs de transport sont restés largement en dessous du seuil de rentabilité et étaient même souvent insuffisants pour couvrir les frais opérationnels. La hausse de la demande de pétrole brut n'a pas été suffisante pour absorber les nouveaux pétroliers commandés avant la crise économique globale, qui ne cessent d'être mis sur le marché.ExcédentFondamentalement, le marché est caractérisé par un excédent de capacité de transport et la seule véritable solution pour un retour à l'équilibre se situe du côté de l'offre. Les tonnages plus anciens doivent être mis au rebut et des commandes doivent être annulées ou au moins différées.Une consolidation du marché serait également profitable.Vu le prix très élevé des " soutes " (c'est-à-dire du carburant pour les navires), Euronav va limiter la vitesse des navires exploités sur le marché spot afin de réduire la consommation et ainsi augmenter les tarifs journaliers.Pour le premier trimestre en cours, la flotte VLCC d'Euronav exploitée dans le cadre du pool Tankers International a opéré au tarif journalier moyen de 22.500 USD. Sur cette base, le management reste prudent concernant les perspectives pour 2012.Pire année en dix ans pour les tankers Les Suezmax, des navires capables de transporter 1 million de barils de pétrole, se dirigent vers leur pire année en plus d'une décennie. Ce phénomène est avant tout imputable à la forte diminution du raffinage sur la côte est des États-Unis. Les activités de raffinage y sont retombées à leur plus bas niveau en 20 ans. Conséquence : une baisse des transports sur ces routes commerciales importantes pour les Suezmax. Le coût de location de ces navires, dont la taille correspond à environ 50 % de celle des superpétroliers, s'élèvera cette année à 15.188 dollars par jour, soit 12% de moins qu'en 2011. C'est le prix le plus bas depuis 1997, selon les estimations d'une dizaine d'analystes. D'après le Marex Spectron Group, on tablait précédemment sur un prix moyen de 17.088 dollars. Réactions des analystesLa réaction de la Bourse a été claire, le cours d'Euronav perdant plus de 7 % à l'ouverture. Selon KBC Securities (Wouter Vanderhaeghen), les résultats sous-jacents étaient pourtant meilleurs que prévu. La valeur nette d'inventaire de l'action a été calculée à 6,60 euros, mais l'analyste de KBC Securities préfère se contenter d'un avis " conserver ".Selon Quirijn Mulder (ING), les résultats d'Euronav sont légèrement supérieurs aux attentes, le refinancement des navires faisant l'objet d'une grande attention. Mais vu la surcapacité à laquelle est confrontée le secteur, l'avis reste neutre.