Les marchés d'actions internationaux ne sont pas au mieux de leur forme, et c'est un euphémisme que de l'écrire ainsi ! Après des semaines de baisse, les doutes ressurgissent. Les investisseurs sont de nouveau submergés de nouvelles négatives et ils se remettent à paniquer. La Grèce est sur le point de faire faillite, l'économie américaine se dirige à nouveau vers une récession et le moteur des pays émergents crachote notamment à cause de l'inflation trop élevée. Les investisseurs ont dès lors tendance à se débarrasser précipitamment de leurs actions. La crainte d'une nouvelle vague de liquidations sur les Bourses se fait de plus en plus forte.

Les actions se situent aujourd'hui à un niveau plus bas qu'il y a quelques mois. Certaines ont même littéralement plongé et la tentation est grande de suivre le marché, de capituler et de vendre. Dans pareilles circonstances, nous ne pouvons que lancer un appel au calme. La peur est toujours mauvaise conseillère après un repli de plusieurs semaines ou mois sur les marchés.

La question se pose de savoir si toutes ces nouvelles en apparence mauvaises ne sont pas déjà intégrées dans les cours actuels. Les problèmes macro-économiques sont de taille et ils nous inquiéteront encore pendant de nombreuses années. La problématique de la dette pèse sur nos épaules comme un fardeau. Toutefois, les graves problèmes d'aujourd'hui, qui causent tant de soucis aux marchés financiers, sont encore gérables. Cela peut sembler étrange au beau milieu de ce flot de mauvaises nouvelles, mais nous pensons que le deuxième semestre 2011 pourrait bien se révéler meilleur que prévu.

Il importe que les Européens comprennent qu'ils doivent s'accorder sur la situation de la Grèce. En effet, c'est surtout cette question qui a impacté le sentiment et qui a tiré les actions à la baisse vers leur niveau le plus bas de ces deux dernières années. Les valeurs cycliques sont désormais particulièrement bon marché. 2012 sera différente ! En attendant, vendre ses actions sous le coup de la panique ne nous paraît pas être une bonne tactique.

Danny Reweghs