Le nombre de dossiers est passé de 530 lors de l'exercice 2017/2018 à 1.834 en 2018/2019, pour un montant total dérobé de 27 millions de livres (30,8 millions d'euros), soit environ 14.600 livres par victime, a comptabilisé le centre national britannique de déclaration des fraudes (Action Fraud).

Ces chiffres "frappants", selon Pauline Smith, directrice d'Action Fraud, démontrent qu'il est "vital que les gens effectuent les vérifications nécessaires pour s'assurer que l'investissement qu'ils envisagent est légitime".

Car comme le souligne le communiqué du gendarme financier britannique (FCA, Financial Conduct Authority), qui lance une campagne d'informations à ce sujet, les sites internet incriminés ont bien souvent l'aspect de site professionnels pour attirer les victimes et endormir leur méfiance. L'utilisation des réseaux sociaux pour capter une audience massive et la promesse de "devenir riche rapidement" sont les deux autres principales caractéristiques de ce type d'arnaque.

Dans de nombreux cas, les victimes reçoivent rapidement un message les informant que leur placement commence à générer des bénéfices et sont alors incités à placer plus d'argent ou à recruter des proches. Mais lorsque l'investisseur souhaite récupérer ses fonds, l'arnaqueur disparaît sans laisser de trace.

De manière générale et quel que soit le produit vendu, "s'il y a un doute, n'investissez pas", conseille Mark Steward, un des responsables du régulateur, cité dans le communiqué commun du FCA et d'Action Fraud.