Crédit logement en Flandre

Pour les personnes qui prennent un crédit hypothécaire en Flandre, il y a moyen d'obtenir une réduction fiscale. Pour les crédits ouverts après le 1er janvier 2015, la déduction fiscale maximum des intérêts et des amortissements en capital s'élève à 1.520 euros par preneur de crédit (3.040 euros pour deux preneurs de crédit). Ce montant peut être majoré de 760 euros par emprunteur dans les dix premières années du crédit. A cela s'ajoute encore 80 euros par personne pour ceux qui ont au minimum trois enfants à charge. De l'ensemble du montant, une réduction de 40% est d'application, ce qui conduit, pour chaque emprunteur, à récupérer jusqu'à 944 euros.

Les propriétaires qui ont souscrit un crédit avant le 1er janvier 2015 ont un avantage fiscal plus large. La déduction de base par preneur de crédit s'élève dans ce cas à 2.280 euros maximum, plus 760 euros pendant les dix premières années. Pour les personnes ayant trois enfants à charge ou plus, ce montant est majoré de 80 euros. L'avantage fiscal sur ce montant (maximum 3.120 euros) est calculé au taux marginal, qui varie entre 30 et 50%. La réduction fiscale maximale varie dès lors entre 936 et 1.560 euros.

Crédit logement en Wallonie

Pour les personnes qui ont souscrit un crédit logement en Wallonie avant le 31 décembre 2015, il est possible de déduire jusqu'à 2.290 euros fiscalement. Là aussi, 760 euros s'ajoutent au cours des dix premières années et 80 euros pour au moins trois enfants à charge. Chaque preneur de crédit peut donc déduire jusqu'à 3.130 euros et l'avantage fiscal est calculé à un taux marginal entre 30 et 50% (l'avantage fiscal maximal varie donc entre 939 et 1.565 euros) si le crédit a été ouvert avant le 1er janvier 2015.

Si le crédit a démarré entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015, la réduction s'élève à 40% (l'avantage fiscal est de maximum 1.252 euros).

Pour une famille avec deux enfants, l'avantage fiscal s'élève donc au mieux à 3.290 euros

Pour les crédits logement qui datent d'après le 1er janvier 2016, le bonus logement a été remplacé par le chèque-habitat en Wallonie. Celui-ci octroie un crédit d'impôt à partir de l'année qui suit la souscription de l'emprunt. Le chèque-habitat consiste en deux composants.

Premièrement, il y a une partie variable qui dépend des rentrées nettes et varie entre 0 et 1.520 euros. Au plus les revenus sont élevés, au plus ce montant est faible. Les personnes qui gagnent moins de 21.000 euros net par an reçoivent l'entièreté des 1.520 euros. A partir d'un revenu net de 81.000 euros, l'avantage disparaît.

Pour les revenus entre 21.000 et 81.000 euros, la formule suivante est appliquée: 1.520 euros - (revenus - 21.000 euros) x 1,275%. Si les revenus nets sont par exemple de 25.000 euros, le preneur de crédit obtient un avantage fiscal de 1.469 euros. Le partenaire qui a souscrit le crédit logement conjointement reçoit également un avantage fiscal en fonction de ses revenus.

Deuxièmement, il y un avantage forfaitaire de 125 euros par enfant à charge, à partager entre les deux parents (si leurs revenus sont inférieurs à 81.000 euros).

"Pour une famille avec deux enfants, la totalité de l'avantage fiscal peut donc s'élever au mieux à 3.290 euros", précise Stefaan Reniers, un agent immobilier reconnu et gérant d'Immo Expert & Co. "Sachez néanmoins que ce crédit d'impôt est limité à la moitié après dix ans. Vous n'avez en outre droit à cet avantage fiscal que pendant maximum vingt ans, même si la durée du crédit est plus longue."

Crédit logement à Bruxelles

Pour les crédits logement ouverts avant le 1er janvier 2017 dans la région de Bruxelles Capitale, vous recevez également un avantage fiscal. Chaque contribuable peut déduire jusqu'à 2.300 euros par an, plus 760 euros durant les dix premières années et encore 80 euros s'il a minimum trois enfants à charge. La réduction d'impôt est calculée au taux de 45%. Chaque emprunteur a donc droit à un avantage maximal de 1.413 euros.

Pour les nouveaux crédits hypothécaires depuis le 1er janvier 2017, le bonus logement est supprimé et remplacé par une réduction des droits d'enregistrement. Ce nouvel avantage, le preneur de crédit ne l'obtient pas via sa déclaration fiscale, mais bien d'emblée lors de l'achat de son habitation.

Economies d'énergie

Depuis l'année d'imposition 2014 - donc pour les dépenses effectuées au cours de l'année 2013 - la réduction fiscale a été supprimée pour quasi tous les investissements économiseurs d'énergie dans les habitations.

En Flandre, les personnes qui ont fait isoler le toit de leur habitation l'an dernier - l'habitation devait certes avoir au moins cinq ans - peuvent toutefois encore bénéficier d'une réduction d'impôt de 30% de la facture payée. Il y a un montant maximal de 3.070 euros, l'avantage fiscal est par conséquent de maximum 921 euros.

"Si vous avez passé commande ou payé un acompte pour l'isolation du toit l'an dernier, vous recevrez dans ce cas encore un avantage fiscal en Flandre l'année prochaine", explique Stefaan Reniers. "Mais à partir de l'année de revenus 2018, cet avantage disparaît."

"Dans la Région bruxelloise, c'est le cas depuis le 1er janvier 2016."

"En Wallonie, vous pourrez encore déclarer jusqu'à 3.070 euros dans votre prochaine déclaration fiscale en vue d'une réduction fiscale pour l'isolation du toit. Là aussi, l'avantage final s'élève à 30% de ce montant."

Par le passé, les habitations à basse énergie, les habitations passives et les habitations zéro-énergie donnaient également droit à une réduction d'impôt. Cet avantage a été supprimé depuis 2013 (année de revenus 2012) pour les nouvelles constructions. Les personnes qui pouvaient déjà prétendre à une réduction fiscale pour habitations économes en énergie gardent néanmoins cet avantage pour la partie restante d'un terme de dix ans. La réduction s'élève à 450 euros pour une habitation à basse énergie, 900 euros pour une habitation passive et 1.810 euros pour une habitation zéro-énergie.

Prêt vert

"Les personnes qui ont souscrit un crédit dit vert entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011 peuvent encore obtenir une réduction d'impôt via leur prochaine déclaration fiscale", relève Stefaan Reniers. "Celle-ci s'élève à 30% des intérêts que vous avez payés en 2016, après déduction de la bonification d'intérêts. Cela s'applique dans les trois régions."