Ces derniers mois, Test-Achats et l'Union Flamande des Serruriers notamment ont reçu des dizaines de plaintes concernant des pratiques malhonnêtes. En général, il s'agit d'intervenants douteux qui exploitent des situations de détresse pour facturer des montants exubérants pour leur intervention.
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Ces derniers mois, Test-Achats et l'Union Flamande des Serruriers notamment ont reçu des dizaines de plaintes concernant des pratiques malhonnêtes. En général, il s'agit d'intervenants douteux qui exploitent des situations de détresse pour facturer des montants exubérants pour leur intervention."Si vous recherchez trop hâtivement un serrurier via internet, il n'est pas rare que vous vous fassiez escroquer', affirme Geert Herbots, conseiller juridique de l'Union des serruriers flamands. "Il y a deux parties malhonnêtes dans le jeu. D'une part, il y a les sites web qui collectent des tuyaux et les vendent à ceux qui paient suffisamment, et d'autre part, il y a les exécutants, prêts à payer suffisamment d'argent pour de telles pistes." "La collaboration entre les vendeurs et les acheteurs de tuyaux n'est certainement pas un phénomène typiquement belge", explique Herbots. "Le système est appliqué dans l'ensemble de l'Europe, voire dans le monde entier. En pratique, un lead vaut souvent jusqu'à 200 euros. De ce fait, le client final se voit présenter une facture qui peut grimper jusqu'à 500 ou 600 euros pour une simple intervention." Selon Geert Herbots, les factures doivent en général être payées comptant et sont en outre contrefaites. "De cette manière, l'exécutant empoche également la TVA facturée", précise-t-il. "Le travail est souvent réalisé de façon abominable, avec des matériaux de qualité inférieure et des dommages inutiles à la menuiserie et à la charnière. Si vous refusez de payer pour cela, vous vous faites intimider.""Pour d'autres activités également - comme le placement de portes de sécurité ou l'installation de coffre-fort - cela se termine souvent mal. On laisse entrer des cambrioleurs, des clés sont conservées ou copiées, des portes sont ouvertes sans respect du droit d'accès, des données confidentielles sont conservées sans protection, etc."Afin d'éviter de tels problèmes, les associations professionnelles comme la Fédération Nationale des Serruriers et l'union des serruriers flamands luttent depuis 2015 déjà pour l'introduction d'un permis dans le secteur. La Loi réglementant la sécurité privée et particulière en prévoit depuis longtemps déjà pour les installateurs de systèmes d'alarme, les entreprises de gardiennage, les conseillers en sécurité et les détectives privés."Tout comme dans chaque métier lié à la sécurité, un serrurier doit également être digne de confiance et pouvoir présenter les compétences professionnelles nécessaires", estime Geert Herbots. "Il doit également agir correctement. Cela signifie: ne pas abuser d'une situation de détresse, respecter la vie privée et les informations confidentielles du client, et contrôler préalablement les droits d'accès. Jeudi dernier, il y a eu un vote à ce sujet à la Chambre. Il a hélas été décidé de ne pas adopter le permis des serruriers dans la Loi réglementant la sécurité privée et particulière. L'ensemble de l'opposition soutenait la proposition, mais les partis de la majorité ont voté contre. De ce fait, les consommateurs passent à côté d'une protection supplémentaire. Un permis implique en effet également un contrôle et une sanction effectifs par le SPF Affaires Intérieures. Mais comment veiller malgré tout à ne pas tomber dans un piège en cas de besoin d'intervention d'un serrurier ? L'union flamande des serruriers et l'organisation des consommateurs ECC Belgique donnent les conseils suivants : Si le montant final est beaucoup plus élevé que ce qui était convenu initialement, ne signez aucun document et refusez de payer au comptant. Si vous vous sentez intimidé, appelez la police ou le numéro d'urgence 112. Sachez par ailleurs que vous pouvez introduire une plainte via le point de contact du SPF Economie.