L'an dernier, l'encours des crédits immobiliers a ainsi continué à gonfler pour culminer à 222 milliards d'euros fin septembre 2017, souligne la BNB. Les emprunts immobiliers représentant la majeure partie des dettes des ménages, leur taux d'endettement a par conséquent poursuivi sa progression à la hausse pour s'établir à 59,9 % du PIB, dépassant ainsi le niveau moyen d'endettement des ménages dans la zone euro (57,9 %).

La faiblesse des taux d'intérêt figure bien sûr parmi les éléments qui soutiennent cette demande pour la concrétisation de projets d'investissement immobilier (achat, rénovation). Bien qu'il se soit légèrement redressé par rapport au plancher atteint fin 2016, le taux moyen sur les nouveaux prêts hypothécaires d'une durée supérieure à 10 ans est resté très bas (2,07 %).

Confrontés depuis plusieurs années à des rendements exceptionnellement bas pour leur épargne, non seulement les Belges se sont tournés vers la brique, mais en plus, ils ont délaissé les actifs financiers sûrs tels que les obligations (principalement d'Etat), et cela au profit de placements plus risqués comme les fonds.

Selon la BNB, les modifications apportées à la taxation des revenus mobiliers (précompte relevé de 27 à 30 %, taxe sur les comptes-titres, etc.) ont également eu un impact sur le comportement des ménages belges en matière d'épargne. Cela étant, note encore en substance la BNB, aucune bulle immobilière incontrôlable ne semble se former à l'heure actuelle chez nous.

222 milliards d'euros

Le montant record de l'encours des crédits immobiliers souscrits par les Belges.