Les Etats-Unis appartiennent à la catégorie de pays où le marché des habitations est encore en plein rétablissement. Selon l'indice américain Case-Shiller, le prix des habitations aux Etats-Unis a augmenté de 4,7 % au cours des 12 mois précédant juillet 2015. Les prix ont progressé de 25 % depuis qu'ils ont atteint le taux plancher de 2011, mais restent 7 % en-deçà du record de 2007.

The Economist a mesuré pour chaque pays l'accessibilité des prix des maisons, en les comparant avec les évolutions du montant moyen des loyers encaissés par les propriétaires et les revenus moyens des personnes.

Prix équitables aux Etats-Unis

Les prix américains sont désormais considérés comme équitables. Mais peut-être pas pour longtemps. L'activité bat son plein : la vente des habitations existantes a augmenté de 6,2 % comparé à l'an dernier. Les hypothèques à taux fixe sur 30 ans ont atteint un taux plancher record, de sorte que l'effet d'une hausse d'intérêt sur le marché du logement sera probablement insignifiant.

Par ailleurs, la construction reste à la traîne. Selon la National Association of Realtors (association nationale des agents immobiliers américains), la construction de nouveaux logements ne suit pas le rythme des créations d'emplois dans de nombreuses villes. Les entreprises de construction décrochaient en moyenne un permis de bâtir pour 10 nouvelles habitations par tranche de 12 emplois créés. Ce nombre est retombé à 4,8 permis entre 2012 et 2014. Certaines villes sont de ce fait sous pression : à San Francisco, les prix ont gonflé de 10 % d'août 2014 à juillet 2015 et de 75 % par rapport à 2009.

Surévaluation dans six pays

Dans d'autres pays, les prix pratiqués sur le marché du logement sont tout sauf raisonnables. Les logements sont surévalués de plus de 30 % dans six pays, selon The Economist. En Belgique, le prix des maisons est surestimé d'environ 50 %, tant par rapport aux loyers qu'aux revenus. Avec une surévaluation de 47 %, la France suit sa voisine de près. Le prix des biens immobiliers espagnols seraient encore surévalués de 27 %.

Hong Kong est l'exemple le plus extrême en termes de flambée des prix et d'offre limitée. Les propriétés immobilières se sont valorisées de 21 % d'août 2014 à juillet 2015. Leur prix a doublé en l'espace de cinq ans. Le récent krach boursier en Chine aura probablement pour effet de ralentir la demande car les investisseurs touchés sur le continent auront tendance à postposer leurs nouveaux achats.

Le marché du logement chinois est un des cinq marchés de l'indice de The Economist à enregistrer une baisse des prix (aux côtés de Singapour, la France, la Grèce et l'Italie). Les habitations ne se sont par ailleurs enchéries que de 0,7 % en Belgique et de 1,6 % en Espagne.