Sur base d'une vaste enquête menée dans 14 pays auprès de 14.013 Européens âgés de 18 ans et plus, parmi lesquels 1.000 Belges, ING tente de répertorier les habitudes d'épargne de l'Européen moyen. Un constat s'impose : la crise de la dette a lourdement impacté l'épargne de la plupart des Européens. Pas moins de 33 % des adultes européens admettent que leur épargne a diminué l'an dernier. En Italie et en Espagne, deux pays durement touchés par l'austérité, ces pourcentages atteignent 52 % et 47 %. Pour la Belgique, ce pourcentage s'établit à 34 %, ce qui correspond à la moyenne européenne.

28 % des Belges affirment ne pas avoir d'épargne, et les Belges qui ont de l'épargne sont loin d'être satisfaits de leur niveau d'épargne actuel. A la question de savoir à quel point il est satisfait de son épargne disponible, le Belge arrive à la septième place sur quatorze. Ce sont les Néerlandais, les Allemands et les Luxembourgeois qui sont les plus satisfaits de leur niveau d'épargne actuel, tandis que les Slovaques, les Tchèques et les Italiens se situent en queue de peloton.

Peut-être le Belge considère-t-il que son niveau d'épargne actuel n'est pas optimal parce qu'il veut en fait épargner davantage. En effet, pas moins de 77 % des Belges se définissent comme étant économes. Et épargner semble être bénéfique pour le bien-être général. Ainsi, 81 % affirment qu'épargner leur procure un sentiment de satisfaction. Seulement 13 % des Belges ne partagent pas cet avis.

Epargner pour faire face...

Les raisons d'épargner sont multiples, mais tant en Belgique que dans les autres pays européens les imprévus sont la raison principale de l'épargne. Pour les Belges, le logement arrive en deuxième position (les enfants arrivent en quatrième position), tandis que dans le reste de l'Europe ce sont les enfants qui se classent en deuxième position. Le constat selon lequel les ménages belges ont relativement peu de dettes est lié au fait que dans d'autres pays l'épargne sert aussi à rembourser des dettes, ce qui en Belgique ne fait pas partie du top 5 des raisons d'épargner.

L'épargne est sous pression depuis pas mal de temps déjà, c'est incontestable, car de nombreux consommateurs européens indiquent qu'ils essaient de réduire certaines dépenses. Plus de la moitié des Européens (53 %) et des Belges (52 %) affirment réduire leurs dépenses liées aux loisirs. Les vêtements arrivent en deuxième position (46 % des Européens et 43 % des Belges).