Quatre tranches d'âge correspondent aux grandes étapes de la vie. Soit quatre profils d'investissement distincts à adopter.

De 0 à 25 ans : constitution d'un petit capital

Durant ces années, le jeune encore inactif épargne un peu d'argent de poche et souvent, sa famille contribue à gonfler ses économies. Afin de les faire fructifier, ouvrir un compte d'épargne est la meilleure option. Les comptes "Bébé" ou "Jeune" sont d'ordinaire plus intéressants qu'un compte classique. Le plus rémunérateur d'entre eux offre à l'heure actuelle du 2,75% (taux de base + prime de fidélité) et en moyenne, les taux d'intérêt avoisinent 1,50%. Lorsque mille euros sont accumulés sur le compte d'épargne, un premier placement peut être envisagé, de préférence en actions, qui rapportent plus sur le long terme que les produits à revenus fixes, et à plus forte raison dans le contexte actuel de taux d'intérêt au plancher. Dans un premier temps, dans un souci de diversification, il vaut mieux favoriser les fonds de placement.

Le portefeuille recommandé à cette tranche d'âge (horizon de placement d'au moins 10 ans) sera composé d'actions émergentes (20%), américaines (30%) et européennes (40%) et d'obligations émergentes à haut rendement (10%).

De 26 à 40 ans : construction du patrimoine

Le jeune, en principe désormais actif, dépense à présent la majeure partie de ses économies. Les raisons sont nombreuses : achat immobilier, naissance(s) d'enfant(s), mariage... Mais la constitution d'un portefeuille mixte est souhaitable, composé idéalement à 50% de placements à long terme (25% d'actions européennes, 15% d'américaines et 10% d'émergentes); et à 50% d'investissements plus liquides, accessibles en cas de besoin (10% d'actions défensives à haut dividende telles qu'Elia ou Cofinimmo et 40% d'obligations à court terme).

Les obligations sont des placements risqués ! En cas de revente avant leur date d'échéance, la mise initiale peut ne pas être récupérée. Pour réduire ce risque, il est bon d'étaler ses achats dans le temps et de varier les échéances, tout en privilégiant néanmoins aujourd'hui les échéances courtes vu les taux d'intérêt au plancher.

De 40 à 65 ans : préparation de la pension

Cette tranche d'âge est caractérisée par une vie professionnelle bien assise. La maison sera bientôt payée et les enfants voleront de leurs ailes. La pension se profile lentement. Pour s'y préparer, il convient d'augmenter la part de son portefeuille investie à long terme. Dans la mesure du possible, au travers d'un investissement immobilier "papier" via des fonds ou sicafi (Befimmo, Aedifica....) ou "briques". Investir dans un produit d'épargne pension est par ailleurs intéressant grâce aux incitants fiscaux mis en place. Jusqu'à 30% des primes versées peuvent ainsi être récupérées par le biais des impôts.

Le portefeuille idéal dans cette tranche d'âge se compose à 20% d'immobilier et à 80% d'actions (15% émergentes, 30% européennes, 15% américaines et 20% à dividende élevé).

De 65 à ... : compléter la pension

A cet âge, on sait pourquoi on a épargné. C'est l'âge où une pension légale souvent chiche doit être complétée afin de pouvoir s'accorder quelques plaisirs. La structure du portefeuille évolue dès lors vers des placements plus défensifs et générant des revenus réguliers : il sera idéalement composé à 25% d'actions à dividende et à 75% d'obligations. Mais c'est aussi l'âge où l'on envisage d'aider ses enfants en leur léguant une partie de son patrimoine. La fiscalité plaide pour l'heure en faveur d'une transmission de ses avoirs de son vivant, les droits de donation étant bien moins élevés que les droits de succession...

K. HUET a répertorié les fonds en actions européennes, américaines et émergentes qui peuvent se targuer d'offrir un rendement régulier depuis trois ans au moins. Lire "Un portefeuille pour chaque étape de la vie" dans Trends-Tendances de ce 18 octobre.

Quatre tranches d'âge correspondent aux grandes étapes de la vie. Soit quatre profils d'investissement distincts à adopter. De 0 à 25 ans : constitution d'un petit capitalDurant ces années, le jeune encore inactif épargne un peu d'argent de poche et souvent, sa famille contribue à gonfler ses économies. Afin de les faire fructifier, ouvrir un compte d'épargne est la meilleure option. Les comptes "Bébé" ou "Jeune" sont d'ordinaire plus intéressants qu'un compte classique. Le plus rémunérateur d'entre eux offre à l'heure actuelle du 2,75% (taux de base + prime de fidélité) et en moyenne, les taux d'intérêt avoisinent 1,50%. Lorsque mille euros sont accumulés sur le compte d'épargne, un premier placement peut être envisagé, de préférence en actions, qui rapportent plus sur le long terme que les produits à revenus fixes, et à plus forte raison dans le contexte actuel de taux d'intérêt au plancher. Dans un premier temps, dans un souci de diversification, il vaut mieux favoriser les fonds de placement.Le portefeuille recommandé à cette tranche d'âge (horizon de placement d'au moins 10 ans) sera composé d'actions émergentes (20%), américaines (30%) et européennes (40%) et d'obligations émergentes à haut rendement (10%). De 26 à 40 ans : construction du patrimoineLe jeune, en principe désormais actif, dépense à présent la majeure partie de ses économies. Les raisons sont nombreuses : achat immobilier, naissance(s) d'enfant(s), mariage... Mais la constitution d'un portefeuille mixte est souhaitable, composé idéalement à 50% de placements à long terme (25% d'actions européennes, 15% d'américaines et 10% d'émergentes); et à 50% d'investissements plus liquides, accessibles en cas de besoin (10% d'actions défensives à haut dividende telles qu'Elia ou Cofinimmo et 40% d'obligations à court terme).Les obligations sont des placements risqués ! En cas de revente avant leur date d'échéance, la mise initiale peut ne pas être récupérée. Pour réduire ce risque, il est bon d'étaler ses achats dans le temps et de varier les échéances, tout en privilégiant néanmoins aujourd'hui les échéances courtes vu les taux d'intérêt au plancher.De 40 à 65 ans : préparation de la pensionCette tranche d'âge est caractérisée par une vie professionnelle bien assise. La maison sera bientôt payée et les enfants voleront de leurs ailes. La pension se profile lentement. Pour s'y préparer, il convient d'augmenter la part de son portefeuille investie à long terme. Dans la mesure du possible, au travers d'un investissement immobilier "papier" via des fonds ou sicafi (Befimmo, Aedifica....) ou "briques". Investir dans un produit d'épargne pension est par ailleurs intéressant grâce aux incitants fiscaux mis en place. Jusqu'à 30% des primes versées peuvent ainsi être récupérées par le biais des impôts. Le portefeuille idéal dans cette tranche d'âge se compose à 20% d'immobilier et à 80% d'actions (15% émergentes, 30% européennes, 15% américaines et 20% à dividende élevé).De 65 à ... : compléter la pensionA cet âge, on sait pourquoi on a épargné. C'est l'âge où une pension légale souvent chiche doit être complétée afin de pouvoir s'accorder quelques plaisirs. La structure du portefeuille évolue dès lors vers des placements plus défensifs et générant des revenus réguliers : il sera idéalement composé à 25% d'actions à dividende et à 75% d'obligations. Mais c'est aussi l'âge où l'on envisage d'aider ses enfants en leur léguant une partie de son patrimoine. La fiscalité plaide pour l'heure en faveur d'une transmission de ses avoirs de son vivant, les droits de donation étant bien moins élevés que les droits de succession... K. HUET a répertorié les fonds en actions européennes, américaines et émergentes qui peuvent se targuer d'offrir un rendement régulier depuis trois ans au moins. Lire "Un portefeuille pour chaque étape de la vie" dans Trends-Tendances de ce 18 octobre.