"Le contrat détaillé devrait être prêt à la fin de la semaine", explique M. Fischer au quotidien allemand Bild-Zeitung. L'investisseur financier prévoit la suppression de "près de 10.000 postes en Europe", mais "nous allons conserver les quatre usines en Allemagne", promet-il. RHJ International vise en tout des économies de 800 millions d'euros par an, ajoute M. Fischer.

M. Fischer, un Allemand, se défend aussi de servir de cheval de Troie à l'ancienne maison mère d'Opel, l'américain General Motors. Certains en Allemagne soupçonnent en effet RHJ de vouloir s'emparer d'Opel pour restructurer le constructeur avant de le revendre à GM. "Cela n'a aucun sens! ", critique M. Fischer. De plus, la holding ne pourrait pas revendre le groupe allemand avant d'avoir remboursé les aides publiques dont il pourrait bénéficier, fait-il valoir.

Le fondateur et premier actionnaire de RHJ, à hauteur de 15%, est le fondateur du fonds d'investissement américain Ripplewood, Timothy Collin.

Fin mai, le gouvernement allemand et son ancienne maison mère américaine General Motors avaient annoncé un plan de sauvetage d'Opel, prévoyant une cession de 55% du capital à l'équipementier canadien Magna. Mais depuis, les discussions patinent et GM tente de faire monter les enchères pour arracher le meilleur compromis. Outre Magna et RHJ International, le chinois BAIC est aussi sur les rangs pour reprendre Opel.