Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août, dont c'était le dernier jour de cotation, a terminé à 64,72 dollars, en hausse de 74 cents par rapport à son cours de clôture de lundi.

Ce mouvement est intervenu "en anticipation des statistiques du département (américain) à l'Energie", attendues mercredi, a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Ces chiffres donneront l'évolution des stocks de brut et de produits pétroliers aux Etats-Unis la semaine dernière, qui ont fortement progressé ces derniers temps.

"Je pense qu'ils ressortiront moins haussiers que ne l'attend le
marché, en raison de problèmes dans plusieurs raffineries", sur le golfe du Mexique (sud) ou la côte ouest, a avancé M. Lipow.

Les cours avaient aussi été soutenus en début de séance, comme les jours précédents, par la progression des marchés boursiers européens. L'effet s'est ensuite atténué alors que Wall Street revenait à l'équilibre.

Sur les cinq dernières séances, les cours du brut léger texan,
référence du marché new-yorkais, ont grimpé de plus de cinq dollars, sur fond de vigoureux rebond des Bourses.

"Il n'y a pas de lien fondamental entre les marchés pétrolier et
boursier, mais (la progression des Bourses) indique qu'il y a plus
d'argent disponible pour le consommateur", a expliqué Mike Fitzpatrick, du courtier MF Global. "Mais le marché est confronté à une offre excessive, et je suis très sceptique sur une baisse de l'offre" à court terme, a-t-il ajouté.