La séparation a été adoptée par 88,49% des actionnaires, réunis en Assemblée générale. Elle était officiellement envisagée depuis fin août par la direction, portée par les principaux actionnaires, approuvée par le conseil d'administration en décembre. Le Fonds stratégique d'Investissement, détenu majoritairement par la Caisse des dépôts, détenteur d'environ 7,5% de droits de vote et qui avait déjà exprimé son désaccord à l'automne, a voté contre la scission, ainsi qu'environ quatre pc des actionnaires présents. Cette séparation a été rendue possible par le développement important de la branche "services" qui a "doublé de taille en quatre ans" et peut ainsi devenir "autonome", a rappelé mardi matin Gilles Pélisson, PDG d'Accor, et par le changement de modèle économique de l'hôtellerie, moins gourmand en capitaux. Accor (4.100 hôtels Sofitel, Novotel, Mercure, Ibis, Formule un, entre autres) privilégiera le développement en franchise ou en contrat de management, c'est-à-dire sans avoir à investir dans la construction, et compte, avec des cessions, ne plus posséder à terme que 20% des murs de ses établissements. Edenred assoit pour sa part son développement sur la création de nouveaux tickets et services prépayés et sur la croissance de ce marché mondial.