"Si nous voulions aboutir (dans un processus de privatisation) d'ici à 2013, il faudrait entamer les travaux préparatoires dès maintenant. Et je considère cela comme irréaliste", précise le ministre. Il explique notamment que Deutsche Bahn, détenue à 100% par l'Etat, souffre d'une image déplorable dans l'opinion publique allemande. "Si l'on veut entrer en Bourse, il faut que l'action ait une bonne image. Et le patron de DB a, de ce point de vue, un gros travail à fournir sur beaucoup de plans", ajoute M. Ramsauer. DB était en 2009 l'entreprise la plus mal-aimée des Allemands, après des déboires techniques à répétition sur les trains à grande vitesse ICE et le fonctionnement chaotique du réseau de transports urbains berlinois (S-Bahn), auxquels se sont ajoutés de nouvelles pannes de climatisation sur les ICE en pleine canicule estivale. Le ministre souligne, en outre, que le contexte sur les marchés financiers n'est pas très favorable, et qu'il ne permettrait sans doute à l'entreprise d'être valorisée à son juste prix, soit entre 5 et 8 milliards d'euros. "Nous n'allons pas brader Deutsche Bahn. Il ne s'agit pas d'un quelconque actif lambda", a-t-il argumenté.