A partir du 1er juillet, le groupe à la pomme versera un dividende trimestriel de 2,65 USD par action, une première depuis 1995. Parallèlement, il consacrera également 10 milliards USD à un programme de rachat d'actions propres qui débutera au cours de son exercice 2013 (10/2012 - 09/2013). Au total, Apple entend reverser 45 milliards USD à ses actionnaires en trois ans. Un montant colossal en termes nominal mais finalement assez limité en termes relatifs. Outre qu'il représente à peine la moitié de la trésorerie et le douzième de la capitalisation boursière d'Apple, ces 45 milliards USD sur trois ans sont inférieurs aux flux de trésorerie annuels prévus. Sur le seul premier trimestre de l'exercice 2012 (entre octobre et décembre 2011), les activités d'Apple ont généré 16 milliards USD de liquidités et les analystes tablent sur un chiffre de 50 milliards USD sur 12 mois.

L'annonce du paiement d'un dividende par Apple est essentiellement symbolique et ne modifie donc rien aux fondamentaux. Le groupe à la pomme continuera sans aucun doute à engranger des bénéfices et cash-flows gigantesques tant que ses produits dernier cri s'écouleront comme des petits pains. Les principales menaces restent la concurrence (notamment le récent rachat de Motorola par Google) et surtout, l'évolution technologique. Avec ses iPod, iPhone et iPad, Apple est toujours parvenu à devancer les tendances et ses concurrents, attirant à lui tous les mordus de technologie prêt à délier largement les cordons de leur bourse. Mais il n'est évidemment pas acquis qu'il en sera de même à l'avenir, d'autant plus que le décès de Steve Jobs risque de faire ressentir sur l'innovation à long terme. Aux niveaux de cours actuels et avec un rendement de dividende d'à peine 2% brut, nous nous limitons donc à une recommandation de conserver malgré la faible valorisation apparente (13,6 fois le bénéfice attendu pour cet exercice et 12 fois le suivant).

Cédric Boitte

Twitter: @CedricBoitte

A partir du 1er juillet, le groupe à la pomme versera un dividende trimestriel de 2,65 USD par action, une première depuis 1995. Parallèlement, il consacrera également 10 milliards USD à un programme de rachat d'actions propres qui débutera au cours de son exercice 2013 (10/2012 - 09/2013). Au total, Apple entend reverser 45 milliards USD à ses actionnaires en trois ans. Un montant colossal en termes nominal mais finalement assez limité en termes relatifs. Outre qu'il représente à peine la moitié de la trésorerie et le douzième de la capitalisation boursière d'Apple, ces 45 milliards USD sur trois ans sont inférieurs aux flux de trésorerie annuels prévus. Sur le seul premier trimestre de l'exercice 2012 (entre octobre et décembre 2011), les activités d'Apple ont généré 16 milliards USD de liquidités et les analystes tablent sur un chiffre de 50 milliards USD sur 12 mois.L'annonce du paiement d'un dividende par Apple est essentiellement symbolique et ne modifie donc rien aux fondamentaux. Le groupe à la pomme continuera sans aucun doute à engranger des bénéfices et cash-flows gigantesques tant que ses produits dernier cri s'écouleront comme des petits pains. Les principales menaces restent la concurrence (notamment le récent rachat de Motorola par Google) et surtout, l'évolution technologique. Avec ses iPod, iPhone et iPad, Apple est toujours parvenu à devancer les tendances et ses concurrents, attirant à lui tous les mordus de technologie prêt à délier largement les cordons de leur bourse. Mais il n'est évidemment pas acquis qu'il en sera de même à l'avenir, d'autant plus que le décès de Steve Jobs risque de faire ressentir sur l'innovation à long terme. Aux niveaux de cours actuels et avec un rendement de dividende d'à peine 2% brut, nous nous limitons donc à une recommandation de conserver malgré la faible valorisation apparente (13,6 fois le bénéfice attendu pour cet exercice et 12 fois le suivant).Cédric BoitteTwitter: @CedricBoitte