Le chiffre d'affaires a atteint 3,022 milliards d'euros pour le premier semestre, en hausse de 11 %, au-dessus du consensus. Le résultat net sous-jacent atteint 309 millions d'euros (+38%). Solvay a augmenté ses perspectives de croissance pour l'Ebitda qui devrait être proche de 10 % pour 2017. C'est...

Le chiffre d'affaires a atteint 3,022 milliards d'euros pour le premier semestre, en hausse de 11 %, au-dessus du consensus. Le résultat net sous-jacent atteint 309 millions d'euros (+38%). Solvay a augmenté ses perspectives de croissance pour l'Ebitda qui devrait être proche de 10 % pour 2017. C'est une bonne nouvelle après quelques années de bouleversements stratégiques. En 2011, Solvay avait acquis le français Rhodia, et le patron de ce dernier, Jean-Pierre Clamadieu, est devenu CEO du groupe belge. Ce fut le point de départ d'une transformation à coups d'acquisitions et de reventes. Objectif : se développer dans la chimie la plus rentable. Solvay, centré sur la soude et les plastiques, s'est développé vers les matériaux composites, notamment avec l'acquisition en 2015 de l'américain Cytec pour 5 milliards d'euros (matériaux avancés pour l'aéronautique), et vers la chimie à forte valeur ajoutée. D'un autre côté, il a revendu la production de PVC, trop peu rentable. Ce réaménagement a pris du temps, a brouillé les pistes et perturbé l'appréciation de l'entreprise pendant quelques années, d'où un cours de Bourse en montagnes russes, en attendant que la transformation apporte des résultats visibles. Les chiffres du premier semestre 2017 sont, de ce point de vue, encourageants et le titre connaît une croissance depuis début 2016 : il est passé de 74,5 euros le 12 février 2016 à 124,5 euros le 8 août.