Hier, Mario Draghi a conforté les espoirs des marchés de voir une éclaircie sur le front de la crise de la dette, en déclarant que les achats par la BCE d'obligations souveraines (échéance trois ans maximum) ne constitueraient pas une aide à l'Etat et n'enfreindraient donc pas le droit communautaire.

La prudence reste toutefois de mise, les investisseurs s'interrogeant sur les moyens que les banques centrales sont prêtes à mettre en oeuvre pour faire face à la fois à la crise de la dette et au ralentissement économique mondial, alors que l'agence de notation Moody's vient d'assortir la note " Aaa " de l'Union européenne d'une perspective négative.

Europe

Aux actions, les valeurs bancaires poursuivaient timidement sur leur lancée des dernières séances et prenaient encore quelques points à l'image de Société Générale et ING.

Dans le secteur télécom, Vodafone Group était en retrait alors que sa note a été révisée à la baisse de " surperformer " à " neutre " auprès d'une banque d'affaires. Cette dernière juge que le groupe de téléphonie mobile aura des difficultés à atteindre ses objectifs en matière de marge bénéficiaire alors que la législation est devenue plus contraignante.

A Amsterdam, Royal Ahold était en progression alors que des rumeurs de marché font état d'une vente possible de ses 60% dans le détaillant scandinave ICA.

Bruxelles

A Bruxelles, la vedette du jour est PinguinLutosa qui prend plus de 10% alors que le groupe a confirmé l'intérêt d'un groupe néerlandais pour sa division pommes de terre. Selon un article du Standaard, la division pommes de terre est dans la ligne de mire d'Aviko depuis un certain temps. Et le géant néerlandais ne serait pas le seul dans la course.

Dans le Bel 20, les valeurs les plus cycliques étaient en net recul à la mi-séance, à l'image d'Umicore et de Solvay.

La plus forte hausse à la mi-séance dans l'indice bruxellois est celle de Bekaert.