Le Pdg de General Motors (GM), Rick Wagoner, a démissionné dimanche soir à la demande du gouvernement Obama, remplacé par Fritz Henderson, directeur de l'exploitation du groupe depuis 2008 et ancien directeur financier. Ce départ est intervenu à quelques heures de la présentation par M. Obama de son plan de sauvetage pour l'automobile, qui concerne au premier chef GM et Chrysler. M. Obama a indiqué dimanche que le gouvernement exigerait des restructurations plus fortes de leur part avant de leur accorder le moindre prêt gouvernemental supplémentaire. En France, la surprise est venue de PSA Peugeot Citroën qui s'est séparé dimanche de son patron Christian Streiff, deux ans après son arrivée, pour le remplacer par un dirigeant du groupe sidérurgique Corus, Philippe Varin à compter du 1er juin, jugeant que l'intensité de la crise rendait nécessaire un tel changement.

Le secteur bancaire était également sous pression. La Banque d'Espagne et le gouvernement ont dû sauver dimanche, pour la première fois depuis le début de la crise, un établissement financier, la Caisse d'épargne de Castille-la-Manche. Plusieurs valeurs bancaires de la Bourse de Madrid chutaient lundi de plus de 5% en cours de séance. En Allemagne, l'Etat a entamé la nationalisation de la banque immobilière en faillite Hypo Real Estate (HRE), l'une des plus grandes du pays devenue un symbole de la crise financière, en s'emparant de 8,7% de l'établissement avant l'expropriation prévue des autres actionnaires. Et en Suisse, UBS, la première banque du pays, numéro un mondial de la gestion de fortune, pourrait annoncer d'ici à mercredi de nouvelles dépréciations d'actifs de 2 milliards de francs suisses. A la Bourse suisse, l'action UBS a ouvert sur un plongeon de plus de 7%. En outre, les valeurs financières étaient affectées par les propos du PDG de la banque américaine JPMorgan Chase qui a qualifié le mois de mars d'"un peu plus dur" que les deux précédents pour son établissement.

La chute des valeurs financières a contribué à plomber les Bourses européennes: vers 11H45 GMT, le recul des Bourses était souvent supérieur à 3%. En Asie, la Bourse de Tokyo a perdu 4,53% à la clôture, les investisseurs s'inquiétant du plan Obama pour l'automobile. La Bourse de Hong Kong a reculé de 4,70%. La production industrielle au Japon a subi en février une nouvelle forte chute, après celle record de janvier. Principal responsable: le ralentissement de la production d'automobiles et de semi-conducteurs. L'Espagne n'était pas en reste: pour la première fois depuis 1961, les prix ont reculé en mars (-0,1%) sur un an mais le gouvernement, déjà confronté à la récession et à l'envolée du chômage, ne veut pas croire à la déflation.

Toujours au chapitre des tristes records: la confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs dans la zone euro est tombée à un nouveau plus bas historique en mars. C'est dans ce contexte morose que se réuniront les dirigeants du G20 jeudi à Londres pour un sommet censé marquer un point décisif contre une crise historique, même si l'ambition d'une réponse commune risque de se heurter à des divergences entre priorités américaines et européennes. Les Américains sont favorables à encore plus de relance. Ce sera le message de Barack Obama qui participera à son premier G20 et fera ses premiers pas de président en Europe. Mais selon le Financial Times, qui s'est procuré un projet de communiqué final, le G20 ne promettra pas de nouveau plan de relance.

Le Pdg de General Motors (GM), Rick Wagoner, a démissionné dimanche soir à la demande du gouvernement Obama, remplacé par Fritz Henderson, directeur de l'exploitation du groupe depuis 2008 et ancien directeur financier. Ce départ est intervenu à quelques heures de la présentation par M. Obama de son plan de sauvetage pour l'automobile, qui concerne au premier chef GM et Chrysler. M. Obama a indiqué dimanche que le gouvernement exigerait des restructurations plus fortes de leur part avant de leur accorder le moindre prêt gouvernemental supplémentaire. En France, la surprise est venue de PSA Peugeot Citroën qui s'est séparé dimanche de son patron Christian Streiff, deux ans après son arrivée, pour le remplacer par un dirigeant du groupe sidérurgique Corus, Philippe Varin à compter du 1er juin, jugeant que l'intensité de la crise rendait nécessaire un tel changement.Le secteur bancaire était également sous pression. La Banque d'Espagne et le gouvernement ont dû sauver dimanche, pour la première fois depuis le début de la crise, un établissement financier, la Caisse d'épargne de Castille-la-Manche. Plusieurs valeurs bancaires de la Bourse de Madrid chutaient lundi de plus de 5% en cours de séance. En Allemagne, l'Etat a entamé la nationalisation de la banque immobilière en faillite Hypo Real Estate (HRE), l'une des plus grandes du pays devenue un symbole de la crise financière, en s'emparant de 8,7% de l'établissement avant l'expropriation prévue des autres actionnaires. Et en Suisse, UBS, la première banque du pays, numéro un mondial de la gestion de fortune, pourrait annoncer d'ici à mercredi de nouvelles dépréciations d'actifs de 2 milliards de francs suisses. A la Bourse suisse, l'action UBS a ouvert sur un plongeon de plus de 7%. En outre, les valeurs financières étaient affectées par les propos du PDG de la banque américaine JPMorgan Chase qui a qualifié le mois de mars d'"un peu plus dur" que les deux précédents pour son établissement.La chute des valeurs financières a contribué à plomber les Bourses européennes: vers 11H45 GMT, le recul des Bourses était souvent supérieur à 3%. En Asie, la Bourse de Tokyo a perdu 4,53% à la clôture, les investisseurs s'inquiétant du plan Obama pour l'automobile. La Bourse de Hong Kong a reculé de 4,70%. La production industrielle au Japon a subi en février une nouvelle forte chute, après celle record de janvier. Principal responsable: le ralentissement de la production d'automobiles et de semi-conducteurs. L'Espagne n'était pas en reste: pour la première fois depuis 1961, les prix ont reculé en mars (-0,1%) sur un an mais le gouvernement, déjà confronté à la récession et à l'envolée du chômage, ne veut pas croire à la déflation.Toujours au chapitre des tristes records: la confiance des chefs d'entreprise et des consommateurs dans la zone euro est tombée à un nouveau plus bas historique en mars. C'est dans ce contexte morose que se réuniront les dirigeants du G20 jeudi à Londres pour un sommet censé marquer un point décisif contre une crise historique, même si l'ambition d'une réponse commune risque de se heurter à des divergences entre priorités américaines et européennes. Les Américains sont favorables à encore plus de relance. Ce sera le message de Barack Obama qui participera à son premier G20 et fera ses premiers pas de président en Europe. Mais selon le Financial Times, qui s'est procuré un projet de communiqué final, le G20 ne promettra pas de nouveau plan de relance.