Une étude récente de la Société Générale révèle que les actions du New York Stock Exchange (NYSE) restent en moyenne neuf mois dans le portefeuille d'un investisseur. Dans les années '40, le laps de temps moyen était encore de 10 ans. A la bourse de Bruxelles également, les investisseurs ne semblent plus être si confiants. Vingt ans auparavant, les actions belges restaient dans un portefeuille cinq ans en moyenne. En 1999, cette moyenne était tombée jusqu'à 20 mois. Depuis, la durée se situe, pour les plus grosses actions, aux alentours des 1,5 et 3 ans.

Les actions de l'indice Bel 20 changent tous les 17 mois de propriétaire. Ce chiffre est fortement marqué par le véhicule boursier d'Albert Frère, NPM, qui reste en moyenne plus de cinq ans dans les portefeuilles. Si NPM n'est pas repris dans ces statistiques, la moyenne pour le Bel 20 tombe à 14 mois, un record. Selon le quotidien économique, la crise joue ici un rôle important. Le démantèlement de Fortis a plongé les investisseurs dans une nervosité extrême. Bon nombre de vendeurs en panique se sont ainsi retrouvés face à une multitude de spéculateurs opportunistes. En outre, les fonds spéculatifs jouaient il y a plusieurs dizaines d'années un rôle beaucoup plus limité en bourse.