Avec une perte de 53,7% sur l'ensemble de l'année, soit 97,69 milliards d'euros partis en fumée, l'année 2008 se voit décerner le titre de "la pire année jamais observée pour le Bel20". Si le dernier jour de cotation de l'année 2008 est prévu pour aujourd'hui, il est déjà acquis que 2008 sera pire encore que l'anus horribilis 2002, qui avait pourtant vu le Bel20 perdre 27,2%. A l'inverse, 1998 fait figure de meilleure année jusqu'ici pour l'indice, avec un gain annuel de 45,3%.

Les financières responsables
Ce sont surtout les actions financières, fortement représentées au sein du Bel20, qui ont bu la tasse en 2008, et singulièrement le titre Fortis. L'action, qui était encore il y a peu le poids lourd du Bel20, a perdu près de 95% de sa valeur depuis décembre 2007. Dexia et KBC n'ont pas été guère plus épargnées avec une perte annuelle de respectivement 83 et 77% des suites de la crise financière.

Parmi les actions les plus malmenées au cours de l'année écoulée, on relèvera encore Nyrstar (-86%) et Agfa-Gevaert (-82%). En fait, aucun titre du Bel20 n'aura clôturé l'année dans le vert, puisque même Colruyt a perdu 6% de sa valeur par rapport au début de l'année.

Au cours de l'année écoulée, le Bel20 a atteint son plus haut niveau le 2 janvier, à 4.170,27 points, son niveau plancher pour 2008 ayant été touché le 2 décembre, avec 1.757,25 points.

Les mois de juin et d'octobre ont été les plus noirs de 2008, avec des pertes mensuelles de
près de 750 points pour le principal indice boursier belge.

Pertes : 21.000 milliards au niveau mondial
La dégringolade de la Bourse belge n'est pas un phénomène isolé puisque partout dans le monde, les Bourses ont connu des chutes abyssales, ce qui conduit les analystes à parler de l'année boursière la plus noire jamais connue après 1931, année qui s'est déroulée dans le contexte de la Grande dépression. Au niveau mondial, les estimations tablent sur une
perte de capitalisation boursière de plus de 21.000 milliards d'euros en 2008.

Pour 2009, les analystes, devenus très prudents, estiment toutefois que des rendements raisonnables pourraient être obtenus. Vu les pertes énormes essuyées cette année, les actions sont en effet devenues relativement bon marché, tandis que les rapports entre les cours de Bourse et les bénéfices des entreprises ont atteint un niveau qui n'a plus été observé depuis le début des années 80.

Belga

Avec une perte de 53,7% sur l'ensemble de l'année, soit 97,69 milliards d'euros partis en fumée, l'année 2008 se voit décerner le titre de "la pire année jamais observée pour le Bel20". Si le dernier jour de cotation de l'année 2008 est prévu pour aujourd'hui, il est déjà acquis que 2008 sera pire encore que l'anus horribilis 2002, qui avait pourtant vu le Bel20 perdre 27,2%. A l'inverse, 1998 fait figure de meilleure année jusqu'ici pour l'indice, avec un gain annuel de 45,3%.Les financières responsables Ce sont surtout les actions financières, fortement représentées au sein du Bel20, qui ont bu la tasse en 2008, et singulièrement le titre Fortis. L'action, qui était encore il y a peu le poids lourd du Bel20, a perdu près de 95% de sa valeur depuis décembre 2007. Dexia et KBC n'ont pas été guère plus épargnées avec une perte annuelle de respectivement 83 et 77% des suites de la crise financière.Parmi les actions les plus malmenées au cours de l'année écoulée, on relèvera encore Nyrstar (-86%) et Agfa-Gevaert (-82%). En fait, aucun titre du Bel20 n'aura clôturé l'année dans le vert, puisque même Colruyt a perdu 6% de sa valeur par rapport au début de l'année.Au cours de l'année écoulée, le Bel20 a atteint son plus haut niveau le 2 janvier, à 4.170,27 points, son niveau plancher pour 2008 ayant été touché le 2 décembre, avec 1.757,25 points. Les mois de juin et d'octobre ont été les plus noirs de 2008, avec des pertes mensuelles de près de 750 points pour le principal indice boursier belge.Pertes : 21.000 milliards au niveau mondial La dégringolade de la Bourse belge n'est pas un phénomène isolé puisque partout dans le monde, les Bourses ont connu des chutes abyssales, ce qui conduit les analystes à parler de l'année boursière la plus noire jamais connue après 1931, année qui s'est déroulée dans le contexte de la Grande dépression. Au niveau mondial, les estimations tablent sur une perte de capitalisation boursière de plus de 21.000 milliards d'euros en 2008.Pour 2009, les analystes, devenus très prudents, estiment toutefois que des rendements raisonnables pourraient être obtenus. Vu les pertes énormes essuyées cette année, les actions sont en effet devenues relativement bon marché, tandis que les rapports entre les cours de Bourse et les bénéfices des entreprises ont atteint un niveau qui n'a plus été observé depuis le début des années 80.Belga