Malgré les hausses de prix pratiquées en début d'année, Belgacom n'a pu que stabiliser son chiffre d'affaires à 1,6 milliard d'euros en raison de l'impact de la régulation (tarifs de roaming et de terminaison mobile, loi télécoms) et d'une baisse des revenus dans la division entreprises. Parallèlement, l'ensemble des coûts (matériel et services, personnel, divers) est en hausse. Son résultat ebitda a ainsi chuté de 14% à 424 millions et la marge bénéficiaire de 31,8% à 27,0%. En excluant les éléments non récurrents, l'écart est certes moindre, l'ebitda reculant de 4,7% et la marge ressortant à 29,3% en baisse de 1,3%, mais la tendance demeure baissière.

Comme au premier trimestre, Belgacom a en outre dû consentir plus d'investissements qu'il y a un an. Sur l'ensemble du premier semestre, l'opérateur a investi 11,2% de son chiffre d'affaires (dans ses réseaux fixe et mobile) contre un ratio de 10,4% au cours des six premiers mois de 2011.

Le cash-flow libre, utilisé comme référence pour la rémunération des actionnaires (dividendes et rachat d'actions propres), a ainsi chuté de 25% à 110 millions, une mauvaise nouvelle pour l'État... Reflétant la détérioration de la rentabilité ainsi que l'impact des éléments non-récurrents, le bénéfice net a reculé de 19% à 161 millions pour un consensus des analystes à 185 millions.

Les chiffres de Belgacom confirment notre analyse du secteur télécoms de ce jeudi (retrouvez-la en cliquant ici).

Cédric Boitte

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