Si Belgocontrol ne peut juridiquement tomber en faillite, M. Tintin n'exclut pas la possibilité d'une cessation de paiement. "Et il y a fort à parier qu'un contrôleur non payé ne contrôlera plus", ajoute-t-il. L'administrateur délégué, qui affirme que le personnel n'est pas trop peu nombreux, regrette que Belgocontrol ne soit pas rémunéré pour une série de missions comme les vols exonérés des ONG ou des militaires, les charges des aéroports régionaux où les compagnies ne paient pas de redevance (20 millions d'euros) et une série de prestations administratives. L'entreprise a par ailleurs dû reverser 20 millions d'euros à l'Etat belge, ce qui implique une charge d'emprunt de 3,5 millions d'euros. Elle doit aussi verser 2 millions d'euros par an à son régulateur, le BSA. "On sert de banque à l'Etat", conclut M. Tintin.