BHP Billiton a bouclé son exercice 2012-2013 (clos fin juin) sur des revenus en baisse de 8,7% à 66 milliards de dollars. Son bénéfice net a plongé de 29,5% à 10,9 milliards de dollars, témoignant de la nette détérioration de ses performances opérationnelles. Le premier groupe minier mondial évalue ainsi que la baisse du prix des matières premières a réduit son profit opérationnel de 8,9 milliards de dollars, soit un tiers.

À noter que la seule baisse de 17% du prix du minerai de fer a coûté pas moins de 4,1 milliards de dollars de bénéfices à BHP Billiton qui a réalisé plus de la moitié de ses profits dans le minerai de fer en 2012-2013. Le prix de cette matière première devrait pourtant continuer à baisser selon les analystes en raison de surinvestissements dans l'offre (notamment de la part des grands groupes miniers comme BHP Billiton) alors que la demande ralentit à cause de la conjoncture chinoise.

Afin de réduire sa dépendance au minerai de fer, le groupe vise depuis plusieurs années le segment de la potasse (engrais). Il a ainsi confirmé un investissement de 2,6 milliards de dollars dans un nouveau gisement au Canada malgré le récent bouleversement du marché de la potasse après que le russe Uralkali a décidé de jouer cavalier seul et de doper sa production. BHP Billiton mise également beaucoup sur le cuivre et le pétrole.

Au total, le premier groupe minier mondial a ainsi investi 22,9 milliards de dollars en 2012-2013, davantage que le cash-flow généré par ses activités (18,3 milliards de dollars). Malgré des cessions d'actifs de 4,4 milliards de dollars, BHP Billiton a ainsi vu sa dette nette gonfler de 23,6 à 29,1 milliards de dollars en raison du paiement des dividendes trimestriels (6,2 milliards de dollars). Cette situation n'est évidemment pas tenable à long terme et BHP Billiton a déjà prévu de réduire de 18% ses investissements en 2013-2014, ce qui reste toutefois insuffisant que pour atteidnre l'équilibre financier si les résultats ne progressent pas.

Cédric Boitte

BHP Billiton a bouclé son exercice 2012-2013 (clos fin juin) sur des revenus en baisse de 8,7% à 66 milliards de dollars. Son bénéfice net a plongé de 29,5% à 10,9 milliards de dollars, témoignant de la nette détérioration de ses performances opérationnelles. Le premier groupe minier mondial évalue ainsi que la baisse du prix des matières premières a réduit son profit opérationnel de 8,9 milliards de dollars, soit un tiers. À noter que la seule baisse de 17% du prix du minerai de fer a coûté pas moins de 4,1 milliards de dollars de bénéfices à BHP Billiton qui a réalisé plus de la moitié de ses profits dans le minerai de fer en 2012-2013. Le prix de cette matière première devrait pourtant continuer à baisser selon les analystes en raison de surinvestissements dans l'offre (notamment de la part des grands groupes miniers comme BHP Billiton) alors que la demande ralentit à cause de la conjoncture chinoise.Afin de réduire sa dépendance au minerai de fer, le groupe vise depuis plusieurs années le segment de la potasse (engrais). Il a ainsi confirmé un investissement de 2,6 milliards de dollars dans un nouveau gisement au Canada malgré le récent bouleversement du marché de la potasse après que le russe Uralkali a décidé de jouer cavalier seul et de doper sa production. BHP Billiton mise également beaucoup sur le cuivre et le pétrole. Au total, le premier groupe minier mondial a ainsi investi 22,9 milliards de dollars en 2012-2013, davantage que le cash-flow généré par ses activités (18,3 milliards de dollars). Malgré des cessions d'actifs de 4,4 milliards de dollars, BHP Billiton a ainsi vu sa dette nette gonfler de 23,6 à 29,1 milliards de dollars en raison du paiement des dividendes trimestriels (6,2 milliards de dollars). Cette situation n'est évidemment pas tenable à long terme et BHP Billiton a déjà prévu de réduire de 18% ses investissements en 2013-2014, ce qui reste toutefois insuffisant que pour atteidnre l'équilibre financier si les résultats ne progressent pas.Cédric Boitte