Les nanocorps présentent de nombreux atouts : plus petits, plus flexibles, plus stables. Ils peuvent ainsi être administrés par inhalateur, goutte oculaire, oralement et non pas uniquement par injection comme les anticorps traditionnels. Ils couvrent de plus une palette d'indications pus large.

Ablynx a toutefois dû faire face à plusieurs coups durs depuis l'été dernier avec en point d'orgue l'abandon des partenariats portant notamment sur l'ATN-103 par Pfizer. La biotech gantoise a certes repris les droits sur ce candidat-médicament contre la polyarthrite rhumatoïde mais cela n'a pas convaincu les investisseurs. Ces derniers ont d'autant plus fui le titre que les recherches ont nécessité davantage de liquidités que prévu l'année dernière.

Dans ce contexte, les résultats d'études cliniques de phase 2 attendus pour l'ATN-103 (polyarthrite rhumatoïde), l'ALX0061 (polyarthrite rhumatoïde) et l'ALX0081/ALX0681 (maladie de Moschcowitz) dans les 12 prochains mois. Pour Ablynx, c'est quitte ou double car en cas d'échec, il devra de plus faire appel aux marchés d'ici 12 à 24 mois afin de regarnir ses caisses. Le titre est donc à réserver aux investisseurs téméraires capables d'accepter d'importants risques dans l'espoir d'une plus-value coquette. Une réussite d'au moins deux des trois phases 2 serait en effet synonyme d'important rebond en Bourse au vu du plongeon des 12 derniers mois (de plus de 8 EUR à moins de 3 EUR).

Cédric Boitte

AccioZ.be