Le gouvernement avait le choix entre le versement en cash ou en actions. Il a suivi la suggestion du ministre des Finances Didier Reynders qui a proposé d'accepter le paiement sous la la forme d'actions, ce qui représente un montant plus élevé. Le dividende en cash aurait été de quelque 120 millions d'euros alors que sous forme d'actions il représente 167 millions d'euros. Les actions sont en effet comptabilisés selon l'accord passé avec la banque à 34 euros alors que leur valeur de marché est actuellement de 47 euros.

Le ministre des Finances souligne que le gouvernement engrange ainsi les premiers dividendes de l'opération réalisée avec BNP Paribas. "Il est donc faux de dire que nous avons investi à fonds perdus dans le sauvetage des banques. Nous voyons aujourd'hui de premières concrétisations de notre politique. Le gouvernement commence à recevoir en effet le versement des primes sur les garanties bancaires, les premiers intérêts des prêts comme ceux consentis à la KBC et maintenant les premiers dividendes de BNP Paribas", a-t-il commenté à l'Agence Belga.

Le ministre insiste aussi sur l'importance d'avoir décidé de garder les actions BNP Paribas. Cela permettra de recevoir de nouveaux dividendes et d'enregistrer des plus-values l'année prochaine sur la valeur des actions. Et Didier Reynders de conclure qu'il espère à terme que l'Etat récupérera l'ensemble de sa mise, une donnée importante pour le budget de l'Etat.