Cette opération a un "intérêt stratégique très fort" et elle est "extrêmement prometteuse" pour BNP Paribas, a affirmé lundi Philippe Bordenave, son directeur financier, lors d'une conférence destinée aux analystes. Non seulement elle va lui "ouvrir deux nouveaux marchés domestiques, la Belgique et le Luxembourg, qui sont deux marchés riches", mais elle va aussi lui "apporter une base de dépôts significative", de l'ordre de 239 milliards d'euros, a-t-il fait valoir. BNP Paribas a confirmé lundi que selon les termes de l'accord renégocié avec l'Etat belge et Fortis, elle ne prendrait plus que 10% de Fortis Assurance Belgique, au lieu des 100% prévus, avec pour conséquence de ne payer en numéraire que 550 millions d'euros, contre 5,5 milliards initialement. Toutefois, l'accord de distribution exclusif entre Fortis Assurance et Fortis Banque, courant jusqu'à 2017, sera "maintenu", a-t-il ajouté. BNP Paribas avait fait de ce point un préalable. En revanche, l'acquisition de 75% Fortis Banque Belgique (et de 16% de Fortis Banque Luxembourg), rémunérée par l'émission de titres BNP Paribas à 68 euros, n'est pas modifiée. Le titre BNP a pourtant perdu plus de la moitié de sa valeur depuis et s'échangeait lundi vers 15h43 GMT à la Bourse de Paris à 26,67 euros, en baisse de 11,13%. Interrogé par les Echos pour savoir s'il regrettait d'avoir accepté de se faire payer en actions BNP Paribas, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a répondu qu'il avait "bon espoir de récupérer l'argent investi en dividendes et en plus-values". Et il a justifié la vente de Fortis par l'incapacité de l'Etat belge à "gérer seul une banque de cette taille", dont le total de bilan avait atteint deux fois et demi le PIB de la Belgique. "Il y a des limites à ce que peut supporter un pays comme la Belgique", a-t-il fait valoir. Fortis Banque a révélé le 22 janvier que ses pertes pour 2008 pourraient atteindre 19 milliards d'euros. Le premier actionnaire de Fortis, l'assureur chinois Ping An, a menacé lundi de voter contre ce nouveau compromis lors d'une assemblée générale cruciale pour l'avenir de l'ex-fleuron financier belgo-néerlandais qui doit se tenir le 11 février. Deux défenseurs des petits actionnaires avaient déjà fait savoir vendredi qu'ils voteraient non. Par ailleurs, BNP Paribas a précisé que l'impact de l'opération sur son ratio Tier One, qui mesure la solvabilité d'une banque, serait finalement neutre, "compte tenu des résultats estimés de Fortis Banque au cours du quatrième trimestre". BNP Paribas attendait de ce rapprochement une hausse de 35 points de base de son ratio. Après utilisation de l'aide en fonds propres de l'Etat français, ce ratio "devrait s'établir un peu au dessus de 8%", a précisé M. Bordenave. En conséquence, "aucune augmentation de capital n'est planifiée", a-t-il ajouté.

Cette opération a un "intérêt stratégique très fort" et elle est "extrêmement prometteuse" pour BNP Paribas, a affirmé lundi Philippe Bordenave, son directeur financier, lors d'une conférence destinée aux analystes. Non seulement elle va lui "ouvrir deux nouveaux marchés domestiques, la Belgique et le Luxembourg, qui sont deux marchés riches", mais elle va aussi lui "apporter une base de dépôts significative", de l'ordre de 239 milliards d'euros, a-t-il fait valoir. BNP Paribas a confirmé lundi que selon les termes de l'accord renégocié avec l'Etat belge et Fortis, elle ne prendrait plus que 10% de Fortis Assurance Belgique, au lieu des 100% prévus, avec pour conséquence de ne payer en numéraire que 550 millions d'euros, contre 5,5 milliards initialement. Toutefois, l'accord de distribution exclusif entre Fortis Assurance et Fortis Banque, courant jusqu'à 2017, sera "maintenu", a-t-il ajouté. BNP Paribas avait fait de ce point un préalable. En revanche, l'acquisition de 75% Fortis Banque Belgique (et de 16% de Fortis Banque Luxembourg), rémunérée par l'émission de titres BNP Paribas à 68 euros, n'est pas modifiée. Le titre BNP a pourtant perdu plus de la moitié de sa valeur depuis et s'échangeait lundi vers 15h43 GMT à la Bourse de Paris à 26,67 euros, en baisse de 11,13%. Interrogé par les Echos pour savoir s'il regrettait d'avoir accepté de se faire payer en actions BNP Paribas, le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a répondu qu'il avait "bon espoir de récupérer l'argent investi en dividendes et en plus-values". Et il a justifié la vente de Fortis par l'incapacité de l'Etat belge à "gérer seul une banque de cette taille", dont le total de bilan avait atteint deux fois et demi le PIB de la Belgique. "Il y a des limites à ce que peut supporter un pays comme la Belgique", a-t-il fait valoir. Fortis Banque a révélé le 22 janvier que ses pertes pour 2008 pourraient atteindre 19 milliards d'euros. Le premier actionnaire de Fortis, l'assureur chinois Ping An, a menacé lundi de voter contre ce nouveau compromis lors d'une assemblée générale cruciale pour l'avenir de l'ex-fleuron financier belgo-néerlandais qui doit se tenir le 11 février. Deux défenseurs des petits actionnaires avaient déjà fait savoir vendredi qu'ils voteraient non. Par ailleurs, BNP Paribas a précisé que l'impact de l'opération sur son ratio Tier One, qui mesure la solvabilité d'une banque, serait finalement neutre, "compte tenu des résultats estimés de Fortis Banque au cours du quatrième trimestre". BNP Paribas attendait de ce rapprochement une hausse de 35 points de base de son ratio. Après utilisation de l'aide en fonds propres de l'Etat français, ce ratio "devrait s'établir un peu au dessus de 8%", a précisé M. Bordenave. En conséquence, "aucune augmentation de capital n'est planifiée", a-t-il ajouté.