Selon son avocat, Luc Willame possédait des actions Fortis qu'il a conservées et vendues en août 2009. En outre, ajoute l'avocat, "Sogelam, qui avait acheté dans le cadre d'une opération spéculative à court terme des obligations Fortis dites "cashes" pour une valeur nominale de 500.000 euros, ces obligations cotant environ 30% de leur valeur, le lundi 29 septembre 2008, les a revendues le vendredi 3 octobre 2008, à peu près au même prix". "Ces opérations ont eu lieu en accord avec le conseiller financier habituel de Sogelam et sont sans aucune relation avec une quelconque information émanant directement ou indirectement de Fortis, que M. Willame conteste d'ailleurs formellement d'avoir reçue", conclut l'avocat dans sa lettre. Plusieurs journaux ont annoncé vendredi dernier que le parquet de Bruxelles s'apprêtait à demander le renvoi en correctionnelle du holding coté en Bourse Bois Sauvage, de l'entièreté de son comité directeur et de ses administrateurs Luc Vansteenkiste et Luc Willamme pour délit d'initiés et faux en écritures dans le cadre de la vente d'actions Fortis le 3 octobre 2008, juste avant le démantèlement du bancassureur.