Credit Suisse a trouvé un nouveau moyen de se débarrasser de ses actifs toxiques : les offrir à ses dirigeants en guise de bonus de fin d'année.

Credit Suisse a trouvé un nouveau moyen de se débarrasser de ses actifs toxiques. Selon un mémo envoyé aux employés de la banque, le groupe va en effet offrir des crédits concernés par la crise actuelle à ses dirigeants en guise de bonus de fin d'année. Credit Suisse se délesterait ainsi de pas moins de 5 milliards USD d'actifs toxiques. Brady Dougan et Paul Calello, respectivement CEO de Credit Suisse et CEO de la banque d'affaires du groupe, expliquent dans le mémo : "Bien qu'il ne s'agisse pas d'une solution idéale pour tous, nous croyons qu'elle est la plus appropriée en tenant compte des intérêts des employés, des actionnaires et des régulateurs". Concrètement, Credit Suisse devrait loger l'ensemble de ses "prêts à effet de levier" (notamment octroyés à des hedge funds) ainsi que ses crédits relatifs à des immeubles commerciaux dans une entité distincte dont il distribuera une partie des actions à ses employés concernés. Ces derniers subiront par ailleurs les premières pertes dépassant les provisions déjà enregistrées. Ce cadeau empoisonné permettra toutefois aux dirigeants de profiter d'un intérêt annuel égal au taux interbancaire + 2,50%. Mais le paiement du principal n'est attendu que dans 5 à 8 ans et demeure, évidemment, dépendant du remboursement effectif des prêts repris dans la structure.

Cédric Boitte

Credit Suisse a trouvé un nouveau moyen de se débarrasser de ses actifs toxiques : les offrir à ses dirigeants en guise de bonus de fin d'année.Credit Suisse a trouvé un nouveau moyen de se débarrasser de ses actifs toxiques. Selon un mémo envoyé aux employés de la banque, le groupe va en effet offrir des crédits concernés par la crise actuelle à ses dirigeants en guise de bonus de fin d'année. Credit Suisse se délesterait ainsi de pas moins de 5 milliards USD d'actifs toxiques. Brady Dougan et Paul Calello, respectivement CEO de Credit Suisse et CEO de la banque d'affaires du groupe, expliquent dans le mémo : "Bien qu'il ne s'agisse pas d'une solution idéale pour tous, nous croyons qu'elle est la plus appropriée en tenant compte des intérêts des employés, des actionnaires et des régulateurs". Concrètement, Credit Suisse devrait loger l'ensemble de ses "prêts à effet de levier" (notamment octroyés à des hedge funds) ainsi que ses crédits relatifs à des immeubles commerciaux dans une entité distincte dont il distribuera une partie des actions à ses employés concernés. Ces derniers subiront par ailleurs les premières pertes dépassant les provisions déjà enregistrées. Ce cadeau empoisonné permettra toutefois aux dirigeants de profiter d'un intérêt annuel égal au taux interbancaire + 2,50%. Mais le paiement du principal n'est attendu que dans 5 à 8 ans et demeure, évidemment, dépendant du remboursement effectif des prêts repris dans la structure. Cédric Boitte