Tout laisse à penser que ce mouvement est plus consistant que ceux qui l'ont précédé. Ce qui ne nous surprend pas le moins du monde. Car comme nous l'avons annoncéà plusieurs reprises dans cette rubrique au cours de ces derniers mois : ceux qui veulent gagner de l'argent cette année devront prendre des risques (payants).

La situation économique générale reste comateuse dans le monde industrialisé. Début avril, on apprenait que 700.000 postes de travail avaient à nouveau été détruits aux États-Unis. Ce qui porte le taux de chômage à 8,5 % de la population active. Et ce sont désormais 5 millions d'Américains qui ont perdu leur job depuis le déclenchement de la crise. Un chiffre hallucinant, qui démontre la faillite d'un modèle économique basé sur une surconsommation autorisée par un endettement massif, lequel est à son tour couvert par une hausse immobilière. Le chômage progresse également en Europe. Certes, la situation n'est pas encore aussi dramatique qu'outre-Atlantique, mais le pire est sans doute encore à venir vu le retard traditionnel du vieux continent par rapport aux États-Unis.

Enfin, la situation est carrément catastrophique au Japon, où une consommation intérieure atone a longtemps été contrebalancée par des exportations massives de biens de consommation aux États-Unis et en Chine. Mais à présent que cette source de croissance s'est tarie, les pays du Soleil-Levant enregistrent des chiffres de croissance extrêmement négatifs. Le recul de la croissance est tel que nous pouvons nous attendre prochainement aux premiers taux d'inflation négatifs en Occident. Dans le jargon économique, cela signifie qu'une déflation est imminente. Et si la plupart des spécialistes que nous sommes, s'attendent à ce que cette situation ne dure que quelques mois et n'ait donc qu'un impact limité sur le comportement des consommateurs, il n'en s'agit pas moins d'un nouveau facteur de risque pour le redressement économique. Car une fois installé, un système de déflation exerce en effet une pression supplémentaire sur l'activitééconomique, en incitant les consommateurs à anticiper de nouvelles baisses des prix des produits et par conséquent, à retarder leurs achats non indispensables.

Voici pour le négatif. Car comme nous le soulignions ces derniers mois, les gouvernements et les banques centrales déploient des efforts d'une ampleur sans précédent pour conjurer la crise et renverser la tendance. On a à nouveau pu s'en apercevoir lors du G-20, le sommet réunissant les 20 plus grandes économies du monde. Bien entendu, il s'est surtout soldé par des déclarations d'intention, en premier lieu du tout nouveau président américain Barrack Obama. Mais c'est précisément cette volonté d'éviter les erreurs commises dans les années 30 ou les années 90 au Japon qui devrait nous préserver d'une longue période de dépression et de déflation. La confiance en ce sens s'accroît et stimule la plupart des marchés financiers. Il y a dé-sormais davantage de chances que l'on reproche a posteriori aux gouvernements et banques centrales d'en avoir trop fait que d'être restés inactifs face à cette crise.

Danny Reweghs, directeur stratégie

Tout laisse à penser que ce mouvement est plus consistant que ceux qui l'ont précédé. Ce qui ne nous surprend pas le moins du monde. Car comme nous l'avons annoncéà plusieurs reprises dans cette rubrique au cours de ces derniers mois : ceux qui veulent gagner de l'argent cette année devront prendre des risques (payants). La situation économique générale reste comateuse dans le monde industrialisé. Début avril, on apprenait que 700.000 postes de travail avaient à nouveau été détruits aux États-Unis. Ce qui porte le taux de chômage à 8,5 % de la population active. Et ce sont désormais 5 millions d'Américains qui ont perdu leur job depuis le déclenchement de la crise. Un chiffre hallucinant, qui démontre la faillite d'un modèle économique basé sur une surconsommation autorisée par un endettement massif, lequel est à son tour couvert par une hausse immobilière. Le chômage progresse également en Europe. Certes, la situation n'est pas encore aussi dramatique qu'outre-Atlantique, mais le pire est sans doute encore à venir vu le retard traditionnel du vieux continent par rapport aux États-Unis.Enfin, la situation est carrément catastrophique au Japon, où une consommation intérieure atone a longtemps été contrebalancée par des exportations massives de biens de consommation aux États-Unis et en Chine. Mais à présent que cette source de croissance s'est tarie, les pays du Soleil-Levant enregistrent des chiffres de croissance extrêmement négatifs. Le recul de la croissance est tel que nous pouvons nous attendre prochainement aux premiers taux d'inflation négatifs en Occident. Dans le jargon économique, cela signifie qu'une déflation est imminente. Et si la plupart des spécialistes que nous sommes, s'attendent à ce que cette situation ne dure que quelques mois et n'ait donc qu'un impact limité sur le comportement des consommateurs, il n'en s'agit pas moins d'un nouveau facteur de risque pour le redressement économique. Car une fois installé, un système de déflation exerce en effet une pression supplémentaire sur l'activitééconomique, en incitant les consommateurs à anticiper de nouvelles baisses des prix des produits et par conséquent, à retarder leurs achats non indispensables. Voici pour le négatif. Car comme nous le soulignions ces derniers mois, les gouvernements et les banques centrales déploient des efforts d'une ampleur sans précédent pour conjurer la crise et renverser la tendance. On a à nouveau pu s'en apercevoir lors du G-20, le sommet réunissant les 20 plus grandes économies du monde. Bien entendu, il s'est surtout soldé par des déclarations d'intention, en premier lieu du tout nouveau président américain Barrack Obama. Mais c'est précisément cette volonté d'éviter les erreurs commises dans les années 30 ou les années 90 au Japon qui devrait nous préserver d'une longue période de dépression et de déflation. La confiance en ce sens s'accroît et stimule la plupart des marchés financiers. Il y a dé-sormais davantage de chances que l'on reproche a posteriori aux gouvernements et banques centrales d'en avoir trop fait que d'être restés inactifs face à cette crise. Danny Reweghs, directeur stratégie