Concrètement, le chiffre d'affaires et le bénéfice opérationnel d'AB InBev ont affiché une croissance organique de respectivement 9,1% et 12,4% au troisième trimestre. En tenant compte des changements de périmètre et surtout, des variations des taux de change, le chiffre d'affaires n'affiche plus qu'une progression de 0,5% et l'ebitda de 1,5%, en raison notamment de la chute du real brésilien.

Ces chiffres ont été soutenus par la hausse de 10,2% des revenus par hectolitre, une progression dopée par le Brésil (un de deux principaux marchés de AB InBev avec les États-Unis) où les revenus par hectolitre ont bondi de 18% en raison de l'anticipation de la hausse de prix annuelle au troisième trimestre au lieu du quatrième trimestre traditionnellement, AB InBev ayant de plus tenu compte du relèvement des taxes sur les boissons qui était prévu pour le 1er octobre mais qui a finalement été reporté de 6 mois.

Quoiqu'il en soit, AB InBev a pu améliorer sa rentabilité, l'évolution des coûts de production (+6,6%) et commerciaux (+5,1%) restant inférieure à celle de ses revenus par hectolitre (+10,2%). Cependant, la principale déception du rapport trimestriel de AB InBev est liée au recul de 0,3% des volumes écoulés alors que le groupe avait indiqué en juillet que le repli de 0,1% du second trimestre était temporaire.

Le bénéfice net a bondi de 15,6% à 1,8 milliard de dollars grâce à la baisse des charges d'intérêts. Par action, le bénéfice net de 1,15 dollar rate toutefois le consensus de 1,20 dollar. Rayon perspectives, AB InBev est resté vague même si nous pouvons prévoir un quatrième trimestre marqué par une progression nettement moindre des revenus par hectolitre étant donné la base de comparaison plus difficile au Brésil surtout. À noter que le groupe a perdu des parts de marché au Brésil (-1,1%), aux États-Unis (-0,23%), en Belgique et en Russie ; seule consolation, la Chine où AB InBev a grappillé 0,20% du marché.

Cédric Boitte

www.accioz.be

Concrètement, le chiffre d'affaires et le bénéfice opérationnel d'AB InBev ont affiché une croissance organique de respectivement 9,1% et 12,4% au troisième trimestre. En tenant compte des changements de périmètre et surtout, des variations des taux de change, le chiffre d'affaires n'affiche plus qu'une progression de 0,5% et l'ebitda de 1,5%, en raison notamment de la chute du real brésilien. Ces chiffres ont été soutenus par la hausse de 10,2% des revenus par hectolitre, une progression dopée par le Brésil (un de deux principaux marchés de AB InBev avec les États-Unis) où les revenus par hectolitre ont bondi de 18% en raison de l'anticipation de la hausse de prix annuelle au troisième trimestre au lieu du quatrième trimestre traditionnellement, AB InBev ayant de plus tenu compte du relèvement des taxes sur les boissons qui était prévu pour le 1er octobre mais qui a finalement été reporté de 6 mois. Quoiqu'il en soit, AB InBev a pu améliorer sa rentabilité, l'évolution des coûts de production (+6,6%) et commerciaux (+5,1%) restant inférieure à celle de ses revenus par hectolitre (+10,2%). Cependant, la principale déception du rapport trimestriel de AB InBev est liée au recul de 0,3% des volumes écoulés alors que le groupe avait indiqué en juillet que le repli de 0,1% du second trimestre était temporaire. Le bénéfice net a bondi de 15,6% à 1,8 milliard de dollars grâce à la baisse des charges d'intérêts. Par action, le bénéfice net de 1,15 dollar rate toutefois le consensus de 1,20 dollar. Rayon perspectives, AB InBev est resté vague même si nous pouvons prévoir un quatrième trimestre marqué par une progression nettement moindre des revenus par hectolitre étant donné la base de comparaison plus difficile au Brésil surtout. À noter que le groupe a perdu des parts de marché au Brésil (-1,1%), aux États-Unis (-0,23%), en Belgique et en Russie ; seule consolation, la Chine où AB InBev a grappillé 0,20% du marché.Cédric Boittewww.accioz.be