ING a réalisé un bénéfice de 1,17 milliard d'euros au second trimestre, en baisse de 22% par rapport au printemps 2011 et inférieur au consensus des analystes de 1,26 milliard. Le profit de la banque néerlandaise a été largement influencé par les éléments non-récurrents : réduction de valeur de 180 millions sur une filiale sud-coréenne en cours de vente, moins-value de 156 millions à la suite de la revente de plusieurs milliards d'actifs espagnols et profit de 305 millions consécutif à la révision du plan de pension pour ses 27000 employés néerlandais.

Le bénéfice net sous-jacent ressort ainsi à 1,05 milliard, en ligne avec le consensus des analystes. Les provisions pour mauvaises créances ont toutefois sensiblement augmenté passant de 304 millions à 541 millions en raison essentiellement de la baisse des prix des logements aux Pays-Bas.

À la fin juin, ING affichait un ratio de solvabilité de base (core tier 1) de 11,1% et le groupe a confirmé son objectif d'un ratio d'au moins 10% à la fin 2013 suivant les nouvelles normes Bâle 3. Pour y parvenir, il devra encore céder plusieurs activités afin d'augmenter ses fonds propres tout en remboursant à l'État néerlandais le solde des aides publiques reçues durant la crise des subprimes, soit 3 milliards à majorer des intérêts et pénalités.

À noter que ING et les Pays-Bas sont en discussion avec les autorités de la concurrence européennes afin d'annuler certaines cessions imposées à la banque lors de sauvetage en 2008-2009. Parallèlement, la Commission européenne a ouvert une enquête sur les conditions de ce sauvetage, jugeant la compensation reçue par l'État trop chiche.

Cédric Boitte

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