Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre a terminé à 67,23 dollars, en repli de 1,15 dollar par rapport à son cours de clôture de lundi.

"Les indicateurs économiques étaient moins enthousiasmants et le dollar s'est raffermi", a indiqué Antoine Halff, de Newedge Group, pour expliquer le recul de cours qui avaient bien monté la semaine précédente.

Le baril avait en effet repris dix dollars en une dizaine de jours,
soutenu par des statistiques économiques et des résultats d'entreprises supérieurs aux attentes, ainsi que par l'affaiblissement du dollar.

Mais l'enthousiasme s'est refroidi, d'autant que les statistiques sur le niveau des stocks de pétrole aux Etats-Unis sont attendues mercredi.

"Il devient plus difficile pour le marché de justifier ces niveaux de
prix, tout particulièrement avant la publication des stocks", a observé Phil Flynn, de PFG Best Research.

Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires s'attendent à ce que les stocks de pétrole brut aient perdu un million de barils et les réserves d'essence 100.000 barils par rapport à leurs niveaux historiquement élevés de la semaine précédente.

Les investisseurs se sont montrés moins confiants mardi après la publication des résultats de la compagnie pétrolière britannique BP, qui, parallèlement à une baisse de 53% de son bénéfice net part du groupe au deuxième trimestre, a émis des doutes sur la réalité d'une reprise de la consommation.

Son directeur général Tony Hayward a dit "ne pas voir beaucoup de preuves d'une croissance de la demande" et estimé que "la reprise devrait être longue et un peu étouffée"