Signé Andrew Winston et Paul Polman, ex-CEO d'Unilever, l'ouvrage intitulé Net Positive: How Courageous Companies Thrive by Giving More Than They Take donne des pistes pour renverser la situation. C'est en 2010 que Paul Polman avait fait adopter par le géant de l'agroalimentaire le Sustainable Living Plan, un projet destiné à...

Signé Andrew Winston et Paul Polman, ex-CEO d'Unilever, l'ouvrage intitulé Net Positive: How Courageous Companies Thrive by Giving More Than They Take donne des pistes pour renverser la situation. C'est en 2010 que Paul Polman avait fait adopter par le géant de l'agroalimentaire le Sustainable Living Plan, un projet destiné à multiplier le chiffre d'affaires du groupe par deux, à alléger son empreinte écologique et à améliorer les conditions de vie, la santé et le bien-être de tous les intervenants. Révolutionnaire pour l'époque, le plan a effectivement permis à Unilever d'enregistrer des progrès significatifs. Il s'articulait autour des cinq principes suivants . Tout cela est bien, mais pourquoi ces principes ne sont-ils pas tout naturellement appliqués? Paul Polman admet qu'aucune entreprise ne génère à l'heure actuelle de valeur nette positive. En cause: l'emotional innovator's dilemma, cette angoisse qui, bien que l'on sache qu'on est en train de scier la branche sur laquelle on est assis, paralyse. Enfin, pour ce qui est de la régulation, l'homme salue le travail des pouvoirs publics . Pour lui, la législation européenne en matière de devoir de vigilance, en cours d'élaboration, constituera un outil précieux puisqu'elle mettra les entreprises coupables de dégâts environnementaux et de violations des droits humains devant leurs responsabilités. Soit l'idée révolutionnaire la plus banale qui soit.