La position commerciale incroyablement robuste de Colruyt - sa part de marché a franchi le cap de 25% - permet au groupe de continuer à accroître son chiffre d'affaires et ses bénéfices lorsque le consommateur veille à la dépense. Les étonnants résultats annuels publiés récemment prouvent que le distributeur reste le roi de la grande distribution. Son chiffre d'affaires a en effet progressé de 7,8%, le bénéfice opérationnel (EBIT), de 2,7% et le bénéfice net, de 1,5% par rapport à l'an dernier. C'est donc principalement sur la tête de la concurrence que s'abat le marteau de la récession.

Colruyt est par ailleurs parvenu à rétablir en partie ses marges au cours des derniers mois alors qu'en 2011, il était encore pris en étau entre une hausse des coûts (induite par l'augmentation des matières premières et des salaires) et des prix finaux plafonnés (par des consommateurs récalcitrants et une concurrence intense). Pour la première fois depuis l'été 2010, les prix à la consommation ont augmenté plus rapidement que les coûts des produits pendant les premiers mois de cette année, ce qui a donné un peu d'air aux grossistes et détaillants. En particulier pour une entreprise comme Colruyt. Et lorsque les marges sont maîtrisées, une hausse de chiffre d'affaires peut à nouveau se traduire par une hausse du bénéfice.

Ce n'est qu'en France que les performances restent en retrait. Colruyt y a même essuyé une perte l'an dernier. Le chiffre d'affaires y a progressé de 18,6% à 194,2 millions EUR, mais les investissements dans les prix sur un marché extrêmement concurrentiel et l'accélération de l'expansion ont eu raison des marges. Mais d'après Colruyt, leur concept visant à garantir les prix les plus bas sur toutes les marques nationales gagne également en notoriété en France.

Il est évidemment trop tôt pour crier victoire. D'autant que les détaillants constatent à présent que le consommateur réduit déjà ses dépenses dès la troisième semaine du mois tandis qu'auparavant, il n'était hésitant qu'à la fin du mois, dans l'attente du versement des salaires. Les marques de distributeurs, moins chères, sont de plus en plus prisées et les clients font la chasse aux remises et autres promotions. Dans ces circonstances, il reste très dangereux pour les distributeurs de protéger leurs marges par des augmentations des prix.

La position commerciale incroyablement robuste de Colruyt - sa part de marché a franchi le cap de 25% - permet au groupe de continuer à accroître son chiffre d'affaires et ses bénéfices lorsque le consommateur veille à la dépense. Les étonnants résultats annuels publiés récemment prouvent que le distributeur reste le roi de la grande distribution. Son chiffre d'affaires a en effet progressé de 7,8%, le bénéfice opérationnel (EBIT), de 2,7% et le bénéfice net, de 1,5% par rapport à l'an dernier. C'est donc principalement sur la tête de la concurrence que s'abat le marteau de la récession. Colruyt est par ailleurs parvenu à rétablir en partie ses marges au cours des derniers mois alors qu'en 2011, il était encore pris en étau entre une hausse des coûts (induite par l'augmentation des matières premières et des salaires) et des prix finaux plafonnés (par des consommateurs récalcitrants et une concurrence intense). Pour la première fois depuis l'été 2010, les prix à la consommation ont augmenté plus rapidement que les coûts des produits pendant les premiers mois de cette année, ce qui a donné un peu d'air aux grossistes et détaillants. En particulier pour une entreprise comme Colruyt. Et lorsque les marges sont maîtrisées, une hausse de chiffre d'affaires peut à nouveau se traduire par une hausse du bénéfice. Ce n'est qu'en France que les performances restent en retrait. Colruyt y a même essuyé une perte l'an dernier. Le chiffre d'affaires y a progressé de 18,6% à 194,2 millions EUR, mais les investissements dans les prix sur un marché extrêmement concurrentiel et l'accélération de l'expansion ont eu raison des marges. Mais d'après Colruyt, leur concept visant à garantir les prix les plus bas sur toutes les marques nationales gagne également en notoriété en France. Il est évidemment trop tôt pour crier victoire. D'autant que les détaillants constatent à présent que le consommateur réduit déjà ses dépenses dès la troisième semaine du mois tandis qu'auparavant, il n'était hésitant qu'à la fin du mois, dans l'attente du versement des salaires. Les marques de distributeurs, moins chères, sont de plus en plus prisées et les clients font la chasse aux remises et autres promotions. Dans ces circonstances, il reste très dangereux pour les distributeurs de protéger leurs marges par des augmentations des prix.