La Pologne, qui accueille pour rappel l'Euro2012 de football avec son voisin ukrainien, est le seul pays européen dont l'économie n'a pas sombré dans la zone rouge en 2008-2009. Le fort ralentissement conjoncturel en 2009 (croissance du PIB de 1,6% contre 5,1% en 2008) n'a donc pas provoqué de récession mais a bien pesé sur l'emploi comme partout ailleurs. Le taux de chômage a ainsi rebondi de 6,9% à l'automne 2008 à près de 10% depuis début 2010, un niveau similaire à la moyenne européenne. Malgré ce rebond, la Pologne affiche toujours un taux de chômage moitié moindre qu'entre 2002 et début 2004.

La Pologne a pu conserver les progrès enregistrés durant la période 2004-2008 marquée par une expansion rapide de l'économie, une baisse du chômage et une hausse des salaires. Son entrée dans l'Union européenne en mars 2004 n'est sans aucun doute pas étrangère à cette réussite économique, la Pologne ayant profité d'investissements privés intéressés par la main d'oeuvre bon marché et des fonds structurels européens : 13 milliards d'euros sur la période 2004-2006 et 67 milliards entre 2007 et 2013.

Malgré les avantages retirés par la Pologne de son adhésion à l'Union européenne, elle ne se montre pas empressée de rejoindre l'euro, l'échéance ayant déjà été repoussée à deux reprises de 2009 à 2012 puis à 2016. La crise actuelle n'a fait que renforcer cette crainte de la monnaie unique.

A court terme, cela ne portera sans doute pas préjudice à l'économie polonaise qui devrait encore croître nettement plus rapidement que la moyenne européenne cette année. Cependant, si la crise actuelle débouche, comme cela se dessine, sur une " super Europe " formée par la zone euro, la Pologne risque de perdre une partie substantielle de sa manne céleste de 67 milliards pour la prochaine période sous revue. Cela serait d'autant plus dommageable que l'économie polonaise a un cruel besoin de modernisation des infrastructures du pays.

Par ailleurs, l'amélioration de la compétitivité des pays sud-européens risque de peser sur l'attrait de la Pologne dans le cadre des investissements internationaux.

Cédric Boitte

www.accioz.be

La Pologne, qui accueille pour rappel l'Euro2012 de football avec son voisin ukrainien, est le seul pays européen dont l'économie n'a pas sombré dans la zone rouge en 2008-2009. Le fort ralentissement conjoncturel en 2009 (croissance du PIB de 1,6% contre 5,1% en 2008) n'a donc pas provoqué de récession mais a bien pesé sur l'emploi comme partout ailleurs. Le taux de chômage a ainsi rebondi de 6,9% à l'automne 2008 à près de 10% depuis début 2010, un niveau similaire à la moyenne européenne. Malgré ce rebond, la Pologne affiche toujours un taux de chômage moitié moindre qu'entre 2002 et début 2004. La Pologne a pu conserver les progrès enregistrés durant la période 2004-2008 marquée par une expansion rapide de l'économie, une baisse du chômage et une hausse des salaires. Son entrée dans l'Union européenne en mars 2004 n'est sans aucun doute pas étrangère à cette réussite économique, la Pologne ayant profité d'investissements privés intéressés par la main d'oeuvre bon marché et des fonds structurels européens : 13 milliards d'euros sur la période 2004-2006 et 67 milliards entre 2007 et 2013.Malgré les avantages retirés par la Pologne de son adhésion à l'Union européenne, elle ne se montre pas empressée de rejoindre l'euro, l'échéance ayant déjà été repoussée à deux reprises de 2009 à 2012 puis à 2016. La crise actuelle n'a fait que renforcer cette crainte de la monnaie unique.A court terme, cela ne portera sans doute pas préjudice à l'économie polonaise qui devrait encore croître nettement plus rapidement que la moyenne européenne cette année. Cependant, si la crise actuelle débouche, comme cela se dessine, sur une " super Europe " formée par la zone euro, la Pologne risque de perdre une partie substantielle de sa manne céleste de 67 milliards pour la prochaine période sous revue. Cela serait d'autant plus dommageable que l'économie polonaise a un cruel besoin de modernisation des infrastructures du pays. Par ailleurs, l'amélioration de la compétitivité des pays sud-européens risque de peser sur l'attrait de la Pologne dans le cadre des investissements internationaux.Cédric Boittewww.accioz.be