Seule grande économie ayant évité la récession l'année dernière, la Chine a aussi connu un début d'année tonitruant avec une croissance record de 18,3% au premier trimestre. Au milieu de ce boom économique, les actions chinoises ont brusquement corrigé à partir du 10 février. L'indice CSI 300 des Bourses de Shanghai et Shenzhen a abandonné pas moins de 15%. Et les ge...

Seule grande économie ayant évité la récession l'année dernière, la Chine a aussi connu un début d'année tonitruant avec une croissance record de 18,3% au premier trimestre. Au milieu de ce boom économique, les actions chinoises ont brusquement corrigé à partir du 10 février. L'indice CSI 300 des Bourses de Shanghai et Shenzhen a abandonné pas moins de 15%. Et les gestionnaires de fonds restent prudents. Selon un sondage de Bloomberg, ils prévoient en moyenne un léger recul au cours du deuxième trimestre. En cause, l'environnement monétaire relativement restrictif selon les spécialistes, les autorités chinoises s'inquiétant de la progression rapide des niveaux d'endettement et du risque de surchauffe du marché immobilier. La Banque populaire de Chine a ainsi commencé à retirer progressivement les soutiens mis en place durant la pandémie, freinant le marché du crédit. Ce qui a tout particulièrement pesé sur les stars du deuxième marché boursier mondial. Kweichow Moutai, première société du CSI 300 et 16e capitalisation mondiale, a abandonné plus de 20% depuis le sommet du mois de février. Les spécialistes sondés estiment que le géant chinois des spiritueux haut de gamme devrait encore chuter de plus de 15% avant de présenter une valorisation attractive. Ces dernières semaines, les marchés chinois se sont stabilisés grâce aux interventions de "l'équipe nationale", surnom donné aux fonds d'Etat chinois. Si ces derniers ont arrêté l'hémorragie, ils n'ont pas relancé la hausse, pas plus que la perspective d'une excellente saison des résultats. Paradoxalement, les investisseurs en actions chinoises ont tout intérêt à espérer un ralentissement économique contraignant les autorités à se montrer plus laxistes sur le plan monétaire...