" Nous sommes positivement surpris par la valorisation de 3 milliards d'euros qu'indiquent ces rumeurs ", écrit David Vagman, analyste financier chez KBC Securities.
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" Nous sommes positivement surpris par la valorisation de 3 milliards d'euros qu'indiquent ces rumeurs ", écrit David Vagman, analyste financier chez KBC Securities. Si le montant est une surprise, la vente l'est moins. D'Ieteren a annoncé son intention de vendre une part minoritaire de Belron en mai dernier. Ce dernier est une des participations clés du groupe D'Ieteren - et l'activité la plus importante - avec 3,3 milliards d'euros de chiffre de ventes en 2016. Elle devance légèrement l'importation de voitures, avec D'Ieteren Auto (VW, Audi, Skoda, Seat, Porsche, etc.). Le groupe suit une stratégie de diversification dans des activités à fort potentiel de croissance. Il ne veut plus se centrer exclusivement sur l'automobile. Cette année, il a ainsi acquis l'italien Moleskine (les agendas et carnets de luxe) qui représentait 145 millions d'euros de ventes en 2016. D'Ieteren restera l'actionnaire de contrôle de Belron et soutient sa politique de développement, avec une présence dans 33 pays sur cinq continents. Pour compenser l'érosion du marché de remplacement de pare-brise, il cherche à étendre son activité dans la réparation de carrosserie et les réparations domestiques. Reuters, qui cite des sources anonymes, rapporte toutefois que " le fait que ce soit une part minoritaire (qui soit mise en vente, Ndlr) pourrait dissuader certains acheteurs potentiels ". C'est à D'Ieteren de convaincre les investisseurs du fort potentiel de Belron. Potentiel que KBC Securities juge " largement sous-estimé " par le marché.