Depuis la cession de sa participation majoritaire dans Avis Europe l'année dernière, D'Ieteren repose sur deux activités : la distribution des marques du groupe Volkswagen en Belgique et la réparation de vitrage automobile via sa participation de 92,7% dans Belron. Ce dernier a longtemps été la vache à lait du groupe, lui permettant notamment d'éclipser les performances décevantes de Avis Europe.

Cependant, Belron n'est pas immunisé contre le ralentissement économique qui s'est conjugué à un hiver assez doux défavorable aux bris de vitrage automobile. La filiale américaine de D'Ieteren (active en Europe via Carglass) a ainsi vu ses ventes reculer de 4,6%, ce qui a également pesé sur les marges. Le résultat courant avant impôts revenant à D'Ieteren a plongé de 28,6% à 98,9 millions d'euros au cours des six premiers mois de l'année.

La division distribution automobile n'a fait qu'un peu mieux avec un repli de 18,9% du résultat courant avant impôts à 68,2 millions. Les gains de parts de marché (part de marché record à 21,98%) et le meilleur mix de ventes (progression de Audi et de Porsche) ont été éclipsés par le plongeon de 12,7% du marché belge au premier semestre. De plus, les marges ont été affectées par une politique commerciale plus agressive et une hausse des coûts.

Au total, D'Ieteren a donc vu son résultat courant avant impôts chuter de 24,6% à 126 millions, un repli en ligne avec la prévision (confirmée) de -25% sur l'ensemble de l'année du groupe. Les analystes craignaient toutefois des résultats encore bien pire puisqu'ils s'attendaient en moyenne à un plongeon de plus de 35% au cours des six premiers mois de l'année.

C'est donc le soulagement du côté des actionnaires qui doivent toutefois s'attendre à des mois encore difficiles, même s'il est évidemment impossible à l'heure actuelle de prédire les conditions hivernales.

Cédric Boitte

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