"Nous avons acté des réductions de valeurs sur les stocks fin mai à concurrence de 2 à 2,5 millions d'euros", a-t-il notamment déclaré. "Et nous allons probablement encore devoir procéder à de nouvelles dépréciations, notamment sur la potasse".

Comme les prix des fertilisants vendus par Rosier étaient trop élevés par rapport aux revenus des agriculteurs, la demande pour les intrants a fortement diminué au premier semestre 2009. "Nous avons donc du nous adapter en réduisant de 80% notre activité industrielle, ce qui a conduit à des pertes sur les stocks, et nous avons également continué à réduire les prix des fertilisants".

Selon Richir, à la fin juin, le résultat net devrait être négatif à
concurrence de 3 à 4 millions, le pire score jamais enregistré par
l'entreprise depuis sa constitution il y a 129 ans. Pour le second
semestre, les prévisions sont "moins pessimistes".

En se basant sur l'International Grains Council (ndlr, référence en
terme de statistiques pour le marché des céréales), la récolte mondiale de céréales devrait à nouveau être très importante, après celle record de 2008-09. "Je ne peux pas dire ce qui va se passer, mais au regard des chiffres, apparemment, les productions seraient inférieures aux consommations. Il se pourrait donc que les stocks doivent à nouveau reperdre, et on aurait alors un marché de céréales plus ferme. Cela pourrait s'avérer globalement positif pour le marché des fertilisants".

Pour ce dernier marché justement, la consommation mondiale devrait se reprendre au second semestre pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les agriculteurs sont "sur le fil du rasoir", les plantes ont besoin de se nourrir et ils ne peuvent pas faire l'impasse trop longtemps sur certains produits. Ensuite, on devrait parvenir à un équilibre entre coûts des intrants et revenus des agriculteurs. "Leurs revenus dépendent du prix des céréales, et il est probable que ceux-ci vont grimper. Simultanément, les matières premières continuent de baisser, aboutissant sur un retour à des prix d'engrais Rosier proches de ceux d'il y a deux ans".

Enfin, il évident que le groupe table sur une reprise des aspects
fondamentaux. "Crise ou pas crise, dit Richir, globalement on continue à manger"

"Nous avons acté des réductions de valeurs sur les stocks fin mai à concurrence de 2 à 2,5 millions d'euros", a-t-il notamment déclaré. "Et nous allons probablement encore devoir procéder à de nouvelles dépréciations, notamment sur la potasse".Comme les prix des fertilisants vendus par Rosier étaient trop élevés par rapport aux revenus des agriculteurs, la demande pour les intrants a fortement diminué au premier semestre 2009. "Nous avons donc du nous adapter en réduisant de 80% notre activité industrielle, ce qui a conduit à des pertes sur les stocks, et nous avons également continué à réduire les prix des fertilisants".Selon Richir, à la fin juin, le résultat net devrait être négatif à concurrence de 3 à 4 millions, le pire score jamais enregistré par l'entreprise depuis sa constitution il y a 129 ans. Pour le second semestre, les prévisions sont "moins pessimistes".En se basant sur l'International Grains Council (ndlr, référence en terme de statistiques pour le marché des céréales), la récolte mondiale de céréales devrait à nouveau être très importante, après celle record de 2008-09. "Je ne peux pas dire ce qui va se passer, mais au regard des chiffres, apparemment, les productions seraient inférieures aux consommations. Il se pourrait donc que les stocks doivent à nouveau reperdre, et on aurait alors un marché de céréales plus ferme. Cela pourrait s'avérer globalement positif pour le marché des fertilisants".Pour ce dernier marché justement, la consommation mondiale devrait se reprendre au second semestre pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les agriculteurs sont "sur le fil du rasoir", les plantes ont besoin de se nourrir et ils ne peuvent pas faire l'impasse trop longtemps sur certains produits. Ensuite, on devrait parvenir à un équilibre entre coûts des intrants et revenus des agriculteurs. "Leurs revenus dépendent du prix des céréales, et il est probable que ceux-ci vont grimper. Simultanément, les matières premières continuent de baisser, aboutissant sur un retour à des prix d'engrais Rosier proches de ceux d'il y a deux ans".Enfin, il évident que le groupe table sur une reprise des aspects fondamentaux. "Crise ou pas crise, dit Richir, globalement on continue à manger"