Ce fonds permettrait aux banques de se passer des aides gouvernementales et d'éviter une taxe générale sur les banques réclamée par certains pays dont la France, souligne Alessandro Profumo dans une tribune. "Avec des contributions volontaires des grandes banques internationales européennes, disons les 20 plus grandes, un fonds de sauvetage européen pourrait accumuler un capital risque d'un montant important en quelques années", explique-t-il. Selon lui, "l'option qu'auraient les autorités de recourir à ce fonds pour stabiliser une ou plusieurs banques en mauvais état serait en mesure de montrer au marché qu'une crise peut être endiguée à un stade précoce", ajoute-t-il, insistant sur le fait que ce fonds "n'aurait pas besoin d'une contribution des Etats membres ou des autorités européennes". Le patron d'UniCredit observe qu'a contrario, "l'instauration d'une taxe pour le remboursement de l'argent public dépensé à sauver les banques ne serait pas juste pour celles qui n'en ont pas reçu". "De surcroît, insiste-t-il, une telle taxe signifierait un montant énorme de ressources, quelque 2 à 4% du produit intérieur brut, selon le FMI, ce qui affecterait inévitablement la reprise et la croissance". M. Profumo va essayer de rallier à sa proposition les grandes banques européennes dans les semaines à venir. Deutsche Bank et Santander auraient déjà montré leur intérêt pour cette idée.