John Greenwood, économiste en chef d'Invesco n'entrevoit que deux portes de sortie pour cette crise de la zone euro. Soit nous aurons un défaut et une sortie de la Grèce (voir même d'un ou de plusieurs pays), soit nous irons vers une union budgétaire complète et la perte de souveraineté (budgétaire) des Etats membres.

Selon lui, maintenir l'union monétaire tout en imposant aux économies en crise des contraintes budgétaires strictes amenant à la récession ne fonctionnera pas, car les électeurs européens ne l'accepteront pas longtemps.

"Les électeurs de l'Europe du Sud vont se lasser de l'austérité tandis que ceux des pays "core" vont se fatiguer des renflouements et sauvetages."

En ayant à l'esprit les enseignements de l'histoire, John Greenwood estime que trois faits marquants devraient guider nos dirigeants européens.

Le premier enseignement à considérer est l'erreur consistant à regrouper dans une union monétaire unique des économies dont le revenu par habitant, la productivité, le marché du travail et le système social ne sont pas similaires.

Deuxièmement, John Greenwood affirme que les règles à suivre pour assurer des finances solides dans les États membres doivent aller bien au-delà des trois critères de Maastricht ou des deux règles du Pacte de stabilité et de croissance.

Troisièmement, une union monétaire nécessite une union budgétaire ayant le pouvoir de taxer, d'emprunter et de dépenser au nom de l'union.

Une avancée importante vers une union budgétaire, avec comme corollaire la perte de souveraineté nationale, a constamment été refusée par les membres dans le passé. Toutefois, l'économiste en chef d'Invesco estime qu'une transition rapide vers une union budgétaire éviterait le risque de contagion et d'effondrement financier dans certaines nations périphériques, ainsi que les graves conséquences pour les marchés financiers inhérentes à la sortie ou au défaut sur leur dette.

Un gouvernement fédéral solide de l'Europe serait en mesure d'absorber les dettes des États membres et de permettre aux États regroupés dans la zone euro d'accroître leurs recettes et d'autoriser les dépenses, mais aussi d'émettre des obligations au nom de l'ensemble de la zone euro.

"Si Bruxelles devait reprendre les dettes de la Grèce et d'autres pays périphériques en difficulté, la crise actuelle du crédit cesserait et les obligations en euros deviendraient, avec les emprunts du Trésor américain, l'un des premiers marchés de la dette au monde", écrit John Greenwood. Il s'attend à ce que les dirigeants de la zone euro décident de la future trajectoire de la zone euro dans les prochaines semaines, probablement peu après les élections grecques prévues le 17 juin.

John Greenwood, économiste en chef d'Invesco n'entrevoit que deux portes de sortie pour cette crise de la zone euro. Soit nous aurons un défaut et une sortie de la Grèce (voir même d'un ou de plusieurs pays), soit nous irons vers une union budgétaire complète et la perte de souveraineté (budgétaire) des Etats membres.Selon lui, maintenir l'union monétaire tout en imposant aux économies en crise des contraintes budgétaires strictes amenant à la récession ne fonctionnera pas, car les électeurs européens ne l'accepteront pas longtemps. "Les électeurs de l'Europe du Sud vont se lasser de l'austérité tandis que ceux des pays "core" vont se fatiguer des renflouements et sauvetages." En ayant à l'esprit les enseignements de l'histoire, John Greenwood estime que trois faits marquants devraient guider nos dirigeants européens. Le premier enseignement à considérer est l'erreur consistant à regrouper dans une union monétaire unique des économies dont le revenu par habitant, la productivité, le marché du travail et le système social ne sont pas similaires. Deuxièmement, John Greenwood affirme que les règles à suivre pour assurer des finances solides dans les États membres doivent aller bien au-delà des trois critères de Maastricht ou des deux règles du Pacte de stabilité et de croissance. Troisièmement, une union monétaire nécessite une union budgétaire ayant le pouvoir de taxer, d'emprunter et de dépenser au nom de l'union.Une avancée importante vers une union budgétaire, avec comme corollaire la perte de souveraineté nationale, a constamment été refusée par les membres dans le passé. Toutefois, l'économiste en chef d'Invesco estime qu'une transition rapide vers une union budgétaire éviterait le risque de contagion et d'effondrement financier dans certaines nations périphériques, ainsi que les graves conséquences pour les marchés financiers inhérentes à la sortie ou au défaut sur leur dette.Un gouvernement fédéral solide de l'Europe serait en mesure d'absorber les dettes des États membres et de permettre aux États regroupés dans la zone euro d'accroître leurs recettes et d'autoriser les dépenses, mais aussi d'émettre des obligations au nom de l'ensemble de la zone euro. "Si Bruxelles devait reprendre les dettes de la Grèce et d'autres pays périphériques en difficulté, la crise actuelle du crédit cesserait et les obligations en euros deviendraient, avec les emprunts du Trésor américain, l'un des premiers marchés de la dette au monde", écrit John Greenwood. Il s'attend à ce que les dirigeants de la zone euro décident de la future trajectoire de la zone euro dans les prochaines semaines, probablement peu après les élections grecques prévues le 17 juin.