Peu après la crise bancaire, le bureau de consultance Bain a été chargé d'analyser en profondeur les activités de la banques et d'examiner pour chaque filiale, celles qui affichaient des rendements trop faibles ou qui dépendaient trop de financements externes sur le coûteux marché international des capitaux. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Pour limiter ses risques et se sortir du rouge aussi vite que possible, le nouveau patron du groupe Pierre Mariani a décidé de tailler lourdement dans ce qui constitue le coeur de l'activité de Dexia, le financement des collectivités locales. Dexia a ainsi décidé de mettre fin à ses activités dans toute une série de marchés exotiques et de se recentrer sur ses marchés historiques.

D'autres activités ont également été touchées par ce recentrage. Des salles de marché ont fermé leurs portes et au sein du pôle bancaire belge pour les particuliers, une série de petites activités ont été clôturées. Restent deux problèmes majeurs à trancher: le sort du pôle assurance du groupe et de sa filiale de gestion d'affaire Dexiam. Aucune de ces filiales n'appartient au coeur d'activité de Dexia et elles se sont toutes deux révélées peu ou pas rentable l'année dernière.