Pierre Mariani juge également que scinder Dexia serait une "mauvaise idée". "Le pire de la crise est derrière nous", déclare le patron de Dexia, tout en se montrant à la fois prudent et optimiste. Selon lui, le premier trimestre 2009 est meilleur que les deux derniers trimestres de 2008, tandis que Dexia se porte mieux d'un point de vue commercial. Le CEO met notamment en avant la bonne tenue de la base de dépôts du groupe ainsi que les bonnes performances de Dexia en Turquie. "Nos activités de base sont donc saines et évoluent dans un sens favorable", résume M. Mariani. A contrario, les activités liées directement aux marchés financiers, comme la gestion de fortune, continuent à rencontrer des difficultés. Les réserves de l'activité d'assurances ont également été touchées au premier trimestre par la chute des cours d'actions. Alors que Dexia publiera ses résultats pour le premier trimestre en mai, Pierre Mariani estime que les premiers bienfaits des réductions de coûts seront visibles dans ces résultats. Dans l'interview qu'il a accordée à Trends, M. Mariani se déclare également opposé à une scission de Dexia en une aile belge et une autre française, jugeant qu'il s'agit là d'une "mauvaise idée", en raison du portefeuille d'investissement de quelque 160 milliards d'euros, financé avec de l'argent à court terme, et dont le financement est réparti sur presque tous les niveaux du groupe. Pierre Mariani estime aussi que la répartition des risques poserait problème. Enfin, le CEO Dexia met en avant les avantages de faire partie d'un grand groupe bancaire. Un stand-alone de Dexia banque, par exemple, n'aurait pas beaucoup de sens sur un marché bancaire belge comprenant des grands groupes mondiaux comme ING et BNP Paribas, en cas de reprise de Fortis par cette dernière, conclut-il.

Pierre Mariani juge également que scinder Dexia serait une "mauvaise idée". "Le pire de la crise est derrière nous", déclare le patron de Dexia, tout en se montrant à la fois prudent et optimiste. Selon lui, le premier trimestre 2009 est meilleur que les deux derniers trimestres de 2008, tandis que Dexia se porte mieux d'un point de vue commercial. Le CEO met notamment en avant la bonne tenue de la base de dépôts du groupe ainsi que les bonnes performances de Dexia en Turquie. "Nos activités de base sont donc saines et évoluent dans un sens favorable", résume M. Mariani. A contrario, les activités liées directement aux marchés financiers, comme la gestion de fortune, continuent à rencontrer des difficultés. Les réserves de l'activité d'assurances ont également été touchées au premier trimestre par la chute des cours d'actions. Alors que Dexia publiera ses résultats pour le premier trimestre en mai, Pierre Mariani estime que les premiers bienfaits des réductions de coûts seront visibles dans ces résultats. Dans l'interview qu'il a accordée à Trends, M. Mariani se déclare également opposé à une scission de Dexia en une aile belge et une autre française, jugeant qu'il s'agit là d'une "mauvaise idée", en raison du portefeuille d'investissement de quelque 160 milliards d'euros, financé avec de l'argent à court terme, et dont le financement est réparti sur presque tous les niveaux du groupe. Pierre Mariani estime aussi que la répartition des risques poserait problème. Enfin, le CEO Dexia met en avant les avantages de faire partie d'un grand groupe bancaire. Un stand-alone de Dexia banque, par exemple, n'aurait pas beaucoup de sens sur un marché bancaire belge comprenant des grands groupes mondiaux comme ING et BNP Paribas, en cas de reprise de Fortis par cette dernière, conclut-il.