Le groupe de travail ("task force") réunit les ministres européens des Finances, ainsi que des représentants de la Commission, de la Banque centrale et du Fonds monétaire international. A ce stade, la discussion est ouverte, avec un grand nombre d'options sur la table. Il s'agit notamment de décider de renforcer ou non le pacte de stabilité en modifiant les traités, une procédure longue et complexe favorisée par l'Allemagne, mais rejetée par la plupart des autres participants. Herman Van Rompuy lui-même s'est prononcé jeudi soir, devant un cercle d'affaires à Bruxelles, contre une révision des traités, rapporte vendredi Le Soir. "Nous devons rester dans les traités actuels. On ne va pas recommencer le calvaire d'une modification des traités. Il y a d'autres choses à faire", a indiqué le président du Conseil devant le Cercle de Lorraine, qui l'avait invité. Selon une source proche des discussions, cette question peut toutefois être laissée pour la fin des travaux. "Les moyens doivent découler de l'objectif poursuivi", souligne un diplomate. Parmi les options envisagées figurent la mise en place d'un semestre économique européen, le contrôle des hypothèses budgétaires nationales par une autorité extérieure indépendante, ou encore l'application de sanctions à l'encontre des pays qui laissent dériver leurs finances publiques. Les pays européens envisagent aussi d'adopter chacun individuellement des limites constitutionnelles aux déficits publics. La task force examinera d'autres sujets encore, notamment les problèmes de compétitivité, jugés à l'origine des troubles budgétaires, et la pérennisation du mécanisme de sauvetage adopté dans l'urgence au début du mois. Le groupe de travail devait initialement conclure ses travaux pour le mois de décembre, mais le contexte pressant a amené les Européens à accélérer les travaux. Des conclusions devraient être adoptées avant le sommet d'automne, selon une source bien informée.