Et la conclusion est paradoxale : les résultats des entreprises vedettes de la Bourse sont plutôt stagnants alors que l'indice Bel 20 a gagné une dizaine de pour cent sur un an. Pourtant, seules six sociétés (Solvay, Ontex, ING, Proximus, Galapagos et Bekaert) ont réalisé un bénéfice en hausse par rapport à ...

Et la conclusion est paradoxale : les résultats des entreprises vedettes de la Bourse sont plutôt stagnants alors que l'indice Bel 20 a gagné une dizaine de pour cent sur un an. Pourtant, seules six sociétés (Solvay, Ontex, ING, Proximus, Galapagos et Bekaert) ont réalisé un bénéfice en hausse par rapport à 2015. Colruyt pourrait certes rejoindre cette liste des bons élèves (le distributeur a réalisé après six mois un bénéfice en progrès de 5,4%), mais une majorité de valeurs accusent donc un recul. Les baisses sont parfois importantes : le résultat d'AB InBev se replie de 43 % en raison des coûts de financement de l'acquisition de SAB Miller et des mauvaises performances au Brésil. GBL accuse une perte de 458 millions d'euros (contre un bénéfice de 1 milliard l'année précédente), à cause d'une moins-value sur sa participation dans le cimentier Lafarge Holcim. Ageas a subi le contrecoup d'éléments exceptionnels en Asie... Pourquoi donc cet écart entre les résultats et la bonne santé générale des actions belges ? La réponse s'appelle Tina (there is no alternative). L'investisseur qui veut un certain rendement ne peut plus se tourner vers les obligations. Cet appétit pour les actions se renforce d'autant plus que, malgré des résultats en demi-teinte, les entreprises continuent à choyer l'actionnaire : 11 entreprises sur 19 rehaussent leurs dividendes et trois le maintiennent. C'est cela qui rassure : si les groupes belges estiment qu'ils peuvent le faire, c'est donc qu'ils manifestent une confiance raisonnable en l'avenir.