Ces dernières semaines, les investisseurs guettaient nerveusement le moment où le Dow Jones, l'indice boursier le plus emblématique du monde, dépasserait la limite historique des 20.000 points. Ce ne fut pas pour cette fois. Mais la plupart des observateurs sont persuadés que la foi en la renaissance économique sous la présidence de Donald Trump donnera le petit coup de pouce final au Dow Jones.
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Ces dernières semaines, les investisseurs guettaient nerveusement le moment où le Dow Jones, l'indice boursier le plus emblématique du monde, dépasserait la limite historique des 20.000 points. Ce ne fut pas pour cette fois. Mais la plupart des observateurs sont persuadés que la foi en la renaissance économique sous la présidence de Donald Trump donnera le petit coup de pouce final au Dow Jones.En parallèle, une autre limite historique de 20.000 se profile en douce: la dette publique américaine a presque atteint 20.000 milliards de dollars, soit quelque 105% du produit intérieur brut US. Sous la présidence d'Obama, la dette américaine a presque doublé, et Trump prévoit de solidement accroître cette somme déjà gigantesque. Inutile d'en douter, le nombre magique de 20.000 sera aisément pulvérisé. En 2017, les taux d'intérêt augmenteront, selon les prédictions des économistes. Pour les marchés boursiers, cela pourrait marquer la fin des années fastes. Des taux plus élevés rendent les obligations plus intéressantes par rapport aux actions. Il en résulte que le Dow Jones ne séjournera probablement pas longtemps au-delà de ces 20.000 points.Pour les 20.000 milliards de dettes en revanche, l'augmentation des taux d'intérêt est un vrai problème. Si les charges d'intérêt augmentent, cela pèsera sérieusement dans le budget. Il est probable que les investisseurs se mettront même, à nouveau, à douter de la soutenabilité de la dette publique. Même si cela constitue surtout un problème pour un petit pays comme la Belgique, moins pour la plus grande économie du monde.En principe, les entreprises du Dow Jones et la dette américaine sont peu liées. Mais symboliquement, le fait que ces deux données avoisinent la limite des 20.000 peut entrer en ligne de compte.Les 20.000 milliards de dette en disent hélas beaucoup plus sur la situation du monde que le petit sprint enthousiaste de Wall Street. L'inquiétude est plus appropriée que l'euphorie.