Il ressort de cette dernière que la majorité des secteurs, à l'exception de la construction, estiment que le pire de la crise économique est passé. Néanmoins, un retour au niveau d'avant la débâcle prendra du temps, particulièrement en terme d'emplois. Dans ce contexte, le prochain gouvernement fédéral devra assainir et réformer le plus rapidement possible, en s'inspirant du modèle allemand. "Le gouvernement allemand a introduit de nouveaux impôts sur les transactions financières tout en libérant de nouveaux budgets pour la recherche, le développement et la formation", a applaudi Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB. Sans surprise, la fédération patronale espère également que le nouveau gouvernement s'attellera à réduire le handicap salarial par rapport aux pays voisins. Si possible en concertation avec les partenaires sociaux; si pas, de manière contraignante, indique-t-elle encore en plaidant dans la foulée pour une meilleure activation des chômeurs, y compris des plus de 50 ans. "Malgré la conjoncture, des milliers d'entreprises ne parviennent pas à engager du personnel qualifié. C'est hallucinant", a poursuivi l'administrateur délégué. La FEB a enfin refusé de se prononcer sur la coalition de son choix. "Pour nous, ce qui est important, c'est qu'il y ait des mesures et des garanties relatives à l'application de ces mesures", a conclu Rudi Thomaes.