A peu près le monde entier avait été suspendu aux lèvres du président de la Fed, Jerome Powell, lors de son discours à Jackson Hole, le lieu de rencontre annuel des banquiers centraux à la fin de l'été. Jerome Powell n'a rien laissé paraître. Nous n'avons obtenu aucune réponse claire à la question de savoir si la Fed allait commencer à supprimer progressivement son programme de relance (achats mensuels de 120 milliards de dollars de titres à taux fixe) cette année.

Jerome Powell a toutefois déclaré que des progrès suffisants avaient été accomplis en ce qui concerne l'objectif d'inflation et que l'autre objectif -- le plein emploi -- évoluait dans la bonne direction. En d'autres termes, ce sont les données économiques qui donneront le ton, notamment les rapports mensuels concernant l'emploi. À commencer par celui du mois d'août, qui sortira ce vendredi. Les économistes et les stratèges s'attendent à ce que 750 000 nouveaux emplois aient été créés. Un chiffre élevé, mais inférieur à celui de plus de 900 000 enregistré en juillet. Une nouvelle qui pourrait provoquer de nombreux mouvements sur les marchés financiers juste avant le week-end. À voir donc.

Inflation et prix de l'or

Le contraste entre l'été 2021 et celui de 2020 ne pourrait être plus frappant. L'année dernière, le prix de l'or a augmenté de 24,6 % et celui de l'argent de 47,4 %. Ces pics ont eu lieu en été. Il est étrange de constater que, pour la première fois depuis des décennies, l'inflation repart à la hausse dans le monde occidental et que c'est précisément maintenant que le métal précieux n'est pas à la hauteur.

L'inflation et le prix de l'or ont augmenté en parallèle dans les années 70 et au début des années 80, mais à long terme, le lien entre les deux est loin d'être évident. Ce n'est que lorsque l'inflation explose qu'il se précise. Mais les économistes et les investisseurs semblent maintenant supposer que la poussée inflationniste est temporaire et ne deviendra pas incontrôlable.

La corrélation entre l'incertitude économique croissante et la hausse des prix des métaux précieux, quant à elle, est une constante. La forte hausse enregistrée au deuxième trimestre de l'année dernière s'explique par l'incertitude à laquelle l'économie mondiale a été confrontée en raison de la pandémie. Aujourd'hui, cette incertitude n'entre plus en jeu. La progression du variant delta a certes une légère influence, mais elle ne surpassa par le sentiment positif lié à la relance de l'économie et au retour à la vie normale. Les métaux précieux se portent particulièrement bien lorsque les marchés boursiers se portent mal, et inversement. Nous sommes à nouveau forcés de le constater aujourd'hui.

Nous avons également supposé qu'une correction suivrait la forte hausse de l'année dernière, mais nous ne nous attendions pas à ce qu'elle soit aussi longue et forte. La reprise au printemps semblait déjà indiquer la fin de la régression. Mais pendant les mois d'été, nous sommes retombés au niveau de mars.

La faiblesse actuelle n'a toutefois pas affecté notre confiance dans le potentiel à long terme des métaux précieux. Nous répétons que nous sommes dans un marché haussier séculaire à long terme pour les métaux précieux, qui a encore de belles années devant lui. La combinaison de politiques fiscales et monétaires extrêmement laxistes a conduit à une pandémie mondiale de la dette. Cela finira par entraîner des perturbations sur les marchés financiers.

Nous sommes cependant moins certains du potentiel à court terme. Une reprise rapide et substantielle est toujours possible dans les semaines à venir. Par ailleurs, une chute sous le niveau de mars signifie que la baisse intermédiaire depuis le pic de l'été 2020 n'est toujours pas terminée. Nous devrions alors faire une croix sur le potentiel des actions minières d'or et d'argent en 2021. Une poursuite du marché haussier avec de nouveaux sommets sera alors pour 2022, et après.

A peu près le monde entier avait été suspendu aux lèvres du président de la Fed, Jerome Powell, lors de son discours à Jackson Hole, le lieu de rencontre annuel des banquiers centraux à la fin de l'été. Jerome Powell n'a rien laissé paraître. Nous n'avons obtenu aucune réponse claire à la question de savoir si la Fed allait commencer à supprimer progressivement son programme de relance (achats mensuels de 120 milliards de dollars de titres à taux fixe) cette année. Jerome Powell a toutefois déclaré que des progrès suffisants avaient été accomplis en ce qui concerne l'objectif d'inflation et que l'autre objectif -- le plein emploi -- évoluait dans la bonne direction. En d'autres termes, ce sont les données économiques qui donneront le ton, notamment les rapports mensuels concernant l'emploi. À commencer par celui du mois d'août, qui sortira ce vendredi. Les économistes et les stratèges s'attendent à ce que 750 000 nouveaux emplois aient été créés. Un chiffre élevé, mais inférieur à celui de plus de 900 000 enregistré en juillet. Une nouvelle qui pourrait provoquer de nombreux mouvements sur les marchés financiers juste avant le week-end. À voir donc.Inflation et prix de l'orLe contraste entre l'été 2021 et celui de 2020 ne pourrait être plus frappant. L'année dernière, le prix de l'or a augmenté de 24,6 % et celui de l'argent de 47,4 %. Ces pics ont eu lieu en été. Il est étrange de constater que, pour la première fois depuis des décennies, l'inflation repart à la hausse dans le monde occidental et que c'est précisément maintenant que le métal précieux n'est pas à la hauteur.L'inflation et le prix de l'or ont augmenté en parallèle dans les années 70 et au début des années 80, mais à long terme, le lien entre les deux est loin d'être évident. Ce n'est que lorsque l'inflation explose qu'il se précise. Mais les économistes et les investisseurs semblent maintenant supposer que la poussée inflationniste est temporaire et ne deviendra pas incontrôlable.La corrélation entre l'incertitude économique croissante et la hausse des prix des métaux précieux, quant à elle, est une constante. La forte hausse enregistrée au deuxième trimestre de l'année dernière s'explique par l'incertitude à laquelle l'économie mondiale a été confrontée en raison de la pandémie. Aujourd'hui, cette incertitude n'entre plus en jeu. La progression du variant delta a certes une légère influence, mais elle ne surpassa par le sentiment positif lié à la relance de l'économie et au retour à la vie normale. Les métaux précieux se portent particulièrement bien lorsque les marchés boursiers se portent mal, et inversement. Nous sommes à nouveau forcés de le constater aujourd'hui.Nous avons également supposé qu'une correction suivrait la forte hausse de l'année dernière, mais nous ne nous attendions pas à ce qu'elle soit aussi longue et forte. La reprise au printemps semblait déjà indiquer la fin de la régression. Mais pendant les mois d'été, nous sommes retombés au niveau de mars.La faiblesse actuelle n'a toutefois pas affecté notre confiance dans le potentiel à long terme des métaux précieux. Nous répétons que nous sommes dans un marché haussier séculaire à long terme pour les métaux précieux, qui a encore de belles années devant lui. La combinaison de politiques fiscales et monétaires extrêmement laxistes a conduit à une pandémie mondiale de la dette. Cela finira par entraîner des perturbations sur les marchés financiers.Nous sommes cependant moins certains du potentiel à court terme. Une reprise rapide et substantielle est toujours possible dans les semaines à venir. Par ailleurs, une chute sous le niveau de mars signifie que la baisse intermédiaire depuis le pic de l'été 2020 n'est toujours pas terminée. Nous devrions alors faire une croix sur le potentiel des actions minières d'or et d'argent en 2021. Une poursuite du marché haussier avec de nouveaux sommets sera alors pour 2022, et après.