Alors que les Bourses mondiales piétinent, inquiètes notamment de l'envolée des prix de l'énergie qui alimente l'inflation, les marchés russes brillent. Le rouble s'est apprécié de plus de 10% depuis avril. L'indice RTS de la Bourse de Moscou a atteint de nouveaux sommets après une envolée de 62% au cours des 12 derniers mois, évidemment soutenu par le sect...

Alors que les Bourses mondiales piétinent, inquiètes notamment de l'envolée des prix de l'énergie qui alimente l'inflation, les marchés russes brillent. Le rouble s'est apprécié de plus de 10% depuis avril. L'indice RTS de la Bourse de Moscou a atteint de nouveaux sommets après une envolée de 62% au cours des 12 derniers mois, évidemment soutenu par le secteur énergétique (59% de l'indice). Le géant Gazprom, premier bénéficiaire de la pénurie de gaz en Europe et en Asie, a plus que doublé en Bourse au cours des 12 derniers mois. Et les perspectives restent au beau fixe. Les valeurs énergétiques russes restent sous-valorisées par rapport au marché mondial. Les analystes continuent de relever leurs prévisions de bénéfices alors que les revenus des exportations de pétrole et de gaz soutiennent aussi l'économie locale, à commencer par le secteur bancaire. De plus en plus de gestionnaires troquent ainsi les valeurs technologiques chinoises pour la Bourse de Moscou et son secteur énergétique. Ce qui explique l'emballement de l'indice RTS depuis fin juillet et l'annonce par la Chine de la très forte réglementation du secteur (autrefois prometteur) du soutien scolaire. Cet afflux technique de capitaux est évidemment temporaire mais la récente crise a aussi mis en lumière le rôle du gaz dans un contexte de transition vers les énergies renouvelables. Face à l'intermittence de l'éolien, du solaire et même de l'hydraulique - comme on peut le voir en Norvège -, le gaz (russe) semble incontournable afin de garantir l'approvisionnement du réseau. A fortiori dans un contexte de recours accru à la fée électricité pour la mobilité ou le chauffage, notamment.