En juin 1998, Capricorn Partners lançait la pricaf Quest For Growth, qui sera introduite sur la Bourse de Bruxelles plus tard dans la même année. L'objectif de cette structure était d'investir dans des sociétés de croissance européennes (cotées et non cotées) en se focalisant sur divers secteurs de croissance, et notamment sur des valeurs liées aux technologies propres.
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En juin 1998, Capricorn Partners lançait la pricaf Quest For Growth, qui sera introduite sur la Bourse de Bruxelles plus tard dans la même année. L'objectif de cette structure était d'investir dans des sociétés de croissance européennes (cotées et non cotées) en se focalisant sur divers secteurs de croissance, et notamment sur des valeurs liées aux technologies propres. Dix ans plus tard, Capricorn Partners passait à la vitesse supérieure en créant le fonds de placement Quest Cleantech Fund, dont la composition collera aux valeurs cotées du secteur des technologies propres dans lesquelles Quest For Growth était investi, soit un overlap d'environ 25% avec le holding coté en Bourse. Les actifs sous gestion de ce produit progresseront lentement entre 2008 et 2014, en dépit de performances boursières déjà solides. La tendance s'infléchira nettement à partir de 2015, lorsque Capricorn Partners entamera une collaboration commerciale fructueuse avec Funds For Good (lire l'encadré ci-dessous). Au début de l'année 2021, la forte progression des encours (à plus de 250 millions d'euros) a toutefois contraint Capricorn Partners à fermer Quest Cleantech Fund aux nouveaux clients. Le fonds est en effet devenu très populaire, avec une progression annualisée supérieure à 15% sur la dernière décennie qui lui permet d'afficher une note Morningstar de quatre étoiles. Funds For Good distribue plus de 60% des actifs sous gestion du fonds. La demande pour un nouveau fonds exposé sur les leaders européens des technologies propres a donc poussé Funds For Good et Capricorn Partners à lancer au début du mois de septembre le fonds FFG Cleantech II. L'occasion d'interviewer Yves Vaneerdewegh, le gestionnaire des deux produits... "La stratégie de FFG Cleantech II est identique à celle appliquée dans le premier fonds, explique-t-il. La seule différence, c'est que nous allons limiter les investissements dans des petites sociétés peu liquides." Une démarche qui permettra à ce nouveau fonds de pouvoir viser beaucoup plus haut en termes d'actifs sous gestion. "Nous aurons une capacité d'environ 1 mil-liard d'euros, contre seulement 250 millions d'euros pour Quest Clean-tech." Yves Vaneerdewegh souligne ainsi que seulement quatre petites valeurs ne seront pas achetées par le nouveau fonds, avec une concentration qui reste élevée avec seulement 25 valeurs en portefeuille. "S'il est aujourd'hui évident qu'il faut investir dans les technologies propres, c'était un pari qui n'était pas spécialement évident à faire au moment où nous avons lancé le fonds en 2008", se rappelle Yves Vaneerdewegh. D'autant que le lancement du fonds va être rapidement suivi d'une des plus grandes corrections boursières de l'histoire, suite à l'effondrement de Lehman Brothers et au déclenchement de la grande crise financière. "Nous avions toutefois l'idée que ces thèmes allaient s'inscrire sur le très long terme et qu'ils sont nécessaires pour changer le monde de demain." Le fonds est positionné sur trois types de thématiques fortes, à savoir l'univers des énergies renouvelables (19% des actifs sous gestion), de l'efficience énergétique (28%) et de l'utilisation durable des ressources comme la gestion des déchets ou le contrôle de la pollution (47%). "Ce dernier segment est clairement le plus diversifié", assure Yves Vaneerdewegh. Lors de son lancement, le fonds avait besoin d'un niveau de pureté de minimum 30% pour qu'une société puisse entrer dans le portefeuille. "La profondeur de l'univers s'est toutefois fortement améliorée depuis le lancement du fonds, de sorte que le niveau de pureté est aujourd'hui de 85% car il existe désormais une vraie logique économique autour des différentes technologies propres", indique Nicolas Crochet, cofondateur de Funds For Good. Le fonds est également parmi les premiers de sa catégorie (secteur écologie) chez Morningstar, en compagnie de produits comme Schroder ISF Global Climate Change ou Pictet Environmental Opportunities qui adoptent toutefois des approches globales. "Il s'agit clairement d'un élément qui nous différencie de nos concurrents. Dans de nombreux domaines des technologies propres, les sociétés européennes sont bien positionnées par rapport aux groupes étrangers." Yves Vaneerdewegh souligne également qu'un "autre facteur différenciant est l'importance accordée aux petites et moyennes capitalisations, avec notamment trois valeurs belges dans le portefeuille": Umicore, Melexis et Jensen Group. "Umicore est la seule valeur détenue par le fonds depuis son lancement, avec un profil durable qui est devenu encore plus fort durant les dernières années, explique le gestionnaire. Melexis nous permet de jouer sur la thématique des voitures électriques et d'une plus grande efficience énergétique. Enfin, Jensen est positionné sur les machines à laver industrielles avec des technologies qui permettent de réduire fortement la consommation d'eau potable."La durée de détention va viser le long terme, avec une moyenne tournant autour de cinq ans, même si des ajustements fréquents des positions peuvent ponctuellement se produire en fonction de l'évolution des valorisations. "A mon sens, il n'est pas encore trop tard pour investir dans ce segment, en dépit des valorisations qui ont augmenté ces dernières années, conclut Yves Vaneerdewegh. La croissance reste forte et certains secteurs sont même en train d'enregistrer une accélération de leur activité."